Un transfert peut être considéré comme le déplacement sécuritaire d’une personne d’un endroit ou d’une surface à un autre,(1) et l’occasion pour une personne de se pratiquer en vue d’améliorer son autonomie.(2) Les transferts de patients nécessitent différents niveaux d’assistance, y compris une assistance manuelle et/ou l’utilisation d’appareils d’assistance, tels qu’un lève-personnes.(3) Les transferts peuvent être vertical (c’est-à-dire d’une position assise à une position assise (du fauteuil roulant aux toilettes) ou d’une position en décubitus dorsal à une position assise (du lit au fauteuil roulant)) et horizontal ou latéral (c’est-à-dire d’une surface plane à une autre (d’un lit à une civière)).(4)
Avantages du mouvement et de la mobilisation (edit | edit source)
Les données probantes soutiennent l’effet positif du mouvement et de la mobilisation sur :
- la qualité et la rapidité du rétablissement du patient;
- la capacité du patient à maintenir son niveau de capacité physique actuel.
Une mobilisation précoce est essentielle pour obtenir des résultats positifs pour les patients, tels qu’une diminution de l’incidence des pneumonies, des chutes, des lésions cutanées et de la durée du séjour dans les unités de soins intensifs et les établissements de soins aigus, ainsi qu’une amélioration de la qualité de vie. (5)
À l’inverse, le manque de mouvement augmente le risque d’événements indésirables liés à l’immobilité, tels que les plaies de pression, la diminution de l’amplitude articulaire, de la force et de la souplesse musculaires, et l’atrophie musculaire. (6) (7) (8)
La recherche démontre que les blessures des travailleurs de la santé et des services sociaux surviennent le plus souvent lors des transferts de patients avec jusqu’à un tiers des accidents de travail du personnel hospitalier et des foyers de soins de longue durée survenant lors des déplacements de patients.(9) (10) Les transferts peuvent également augmenter le risque de blessure et de douleur pour les patients, ainsi que les conséquences négatives sur leur état de santé. Il a également été constaté que les déplacements manuels combinés à l’utilisation peu fréquente d’appareils fonctionnels peuvent réduire les possibilités pour les patients de se bouger, de se mobiliser et de participer à des activités en mise en charge. Ce manque d’opportunités peut avoir un impact sur le rétablissement, la réadaptation et la santé en général.(4)
Pour effectuer un transfert de patient avec succès et en toute sécurité, les professionnels de santé doivent comprendre les besoins spécifiques de leur patient, suivre des lignes directrices fondées sur des données probantes et procéder à une évaluation approfondie. (11) Les professionnels de santé doivent choisir la méthode de transfert la plus efficace tout en tenant compte de la sécurité du patient et du clinicien.
Les indications pour le transfert d’un patient varient en fonction de la population de patients. Cependant, les transferts sont généralement indiqués pour les patients qui ont des difficultés à se déplacer de manière autonome et qui ont besoin d’aide pour passer d’une position à une autre de manière sécuritaire. (2) (4) Les patients doivent toujours être encouragés à se déplacer de manière autonome. Toutefois, lorsqu’une assistance est nécessaire, ils doivent être encouragés à en faire autant qu’ils en sont capables.
Voici quelques-unes des indications pour les transferts de patients :
- la sécurité;
- le confort;
- le soutien aux tâches liées aux soins des patients;
- le soutien aux procédures médicales;
- la pévention des complications secondaires de l’immobilisation;
- le soutien aux activités de la vie quotidienne;
- le soutien à la réadaptation.
Contre-indications et précautions (edit | edit source)
Il n’y a pas de contre-indications générales pour les transferts. Les transferts peuvent être contre-indiqués dans des conditions spécifiques ou à la suite de procédures particulières. Cependant, il est plus courant que des précautions spécifiques soient mises en place pour maintenir la sécurité pendant les transferts. Les précautions suivantes doivent être prises en compte dans les situations énumérées ci-dessous :
- Arthroplastie de la hanche. Certains mouvements sont contre-indiqués en fonction de la méthode de remplacement chirurgical. Traditionnellement, ces précautions se prolongent pendant les 6 semaines qui suivent l’arthroplastie. Toutefois, il convient de noter que les données actuelles ne soutiennent pas systématiquement ces restrictions des mouvements afin de prévenir la luxation de la hanche chez les patients ayant subi une arthroplastie totale pour une arthrose primaire.(12)
- Approche antérieure – Éviter la rotation externe, l’abduction active et la flexion au-delà de 90° de la hanche
- Approche postérieure – Éviter la rotation interne de la hanche, l’adduction au-delà de la ligne médiane et la flexion au-delà de 90°
- Approche latérale – Éviter la rotation externe, l’abduction active et l’extension de la hanche.
- Post-chirurgie rachidienne. Les précautions pour le rachis sont des directives ou des restrictions visant à protéger le rachis et à réduire le risque d’autres blessures après une chirurgie, un traumatisme ou une possible instabilité du rachis.
- Les restrictions de flexion après une chirurgie du rachis limitent la capacité du patient à prendre certaines positions confortablement et peuvent nécessiter des modifications de leurs transferts pour éviter une flexion, une torsion ou une rotation excessive du rachis. Une communication claire et la compréhension des précautions spécifiques et de leur impact sur le positionnement sont essentielles pour garantir la sécurité du patient et des résultats optimaux.
- Lésions médullaires. La réadaptation des lésions médullaires se déroule en différentes étapes et peut prendre des semaines, des mois, voire des années. Les transferts jouent un rôle essentiel à chaque étape et peuvent nécessiter jusqu’à six membres du personnel pour travailler ensemble à l’exécution des transferts de base. Un membre désigné de l’équipe doit coordonner tous les déplacements pendant la phase aiguë. (13) Les techniques de transfert assisté et autonome doivent être enseignées dans les centres de réadaptation spécialisés dans les lésions médullaires. (13) En savoir plus sur les transferts en cas de lésions médullaires.
- Prise en charge pré-hospitalière et aiguë – S’assurer de maintenir le rachis complètement immobilisé s’il y a un risque élevé de lésion médullaire. (14) Lors de toute manœuvre de déplacement en bloc ou lors du transfert d’un patient d’une surface à une autre, la tête et le rachis du patient doivent être maintenus en ligne. (13)
- Orthèse – Être conscient des exigences relatives à l’utilisation d’une orthèse ou d’attelle pendant les transferts et s’assurer qu’ils sont correctement ajustés au patient avant d’effectuer tout transfert.
- Ostéoporose. Définie comme une faible densité minérale osseuse causée par une altération de la microstructure osseuse, qui prédispose les patients à des fractures de fragilisation, qui sont des fractures causées par des impacts faibles. Les fractures de fragilisation (ou fractures ostéoporotiques) sont causées par des forces mécaniques qui ne provoqueraient normalement pas de fracture. Elles surviennent au cours d’activités quotidiennes normales telles que se pencher, faire une torsion, marcher ou soulever des objets relativement légers. Il existe également un risque accru de fractures spontanées lors de la mise en charge après des périodes d’alitement ou d’immobilité prolongées.(15)
- Dans la mesure du possible, il faut encourager le patient à se déplacer lui-même plutôt que de laisser le professionnel de santé le faire, car il a été démontré que cela réduisait le risque de fracture.(16)
- Il faut limiter la flexion du tronc, surtout avec une charge, et plutôt faire un pivot des hanches pour se pencher sécuritairement.(17)
- Accident vasculaire cérébral ou lésion cérébrale acquise. La subluxation glénohumérale est une complication fréquente des accidents vasculaires cérébraux et des lésions cérébrales acquises chez les patients hémiplégiques. Elle constitue un facteur de risque important de douleurs à l’épaule et d’autres problèmes. Les facteurs qui contribuent à la subluxation glénohumérale comprennent un mauvais positionnement, un manque de soutien en position redressée et une traction sur le bras hémiplégique pendant les transferts.
- Il est important de protéger et de soutenir le bras lors des transferts ou de la mobilité fonctionnelle; il ne faut pas tirer sur le bras affecté.(18)
- Mise en charge. La mise en charge fait référence à la quantité de poids ou de force exercée sur un membre spécifique. Il est fréquent que la mise en charge soit réduite à la suite d’une intervention chirurgicale ou d’une blessure. Le respect d’une diminution de la mise en charge est essentiel pour une récupération optimale, car une augmentation trop hâtive de la mise en charge peut retarder la guérison. (19) (20)
- Une restriction de la mise en charge peut s’appliquer à un membre supérieur ou inférieur.
- La quantité de mise en charge permise peut avoir un impact significatif sur le type de transferts possibles pour le patient et sur le niveau d’assistance requis.
- Les patients qui n’ont pas le droit de faire de mise en charge ou qui ne peuvent pas faire de mise en charge sur un membre spécifique peuvent avoir besoin d’un soutien, d’une stabilisation ou d’appareils fonctionnels supplémentaires pour effectuer les transferts.
Les principes suivants doivent toujours être pris en compte en relation avec les objectifs à court et à long terme du patient et l’approche de la prise en charge. Chaque patient a des besoins et des préférences qui lui sont propres. Avant de procéder au transfert d’un patient, il est donc important d’évaluer la situation et l’environnement. Les cliniciens doivent également procéder à une évaluation individualisée qui tienne compte de l’état de santé du patient, de ses limitations de mobilité et de ses préférences en matière de confort. Cela permet de garantir des interventions de positionnement respectueuses et dans la dignité.
Les principes suivants doivent être pris en compte pour déterminer le niveau d’assistance dont le patient a besoin, ce qu’il peut faire lui-même et la méthode de transfert à utiliser.
- Préparer le transfert
- Encourager le patient à participer
- Le niveau d’assistance dont chaque patient a besoin dépend de son état de santé antérieur, de son âge, du type de maladie et de la durée de son séjour. (1)
- Il faut faire participer les patients au processus de transfert en leur demandant leur avis et en les impliquant dans la prise de décision, afin de les responsabiliser et de promouvoir le respect. Il faut encourager le patient à faire par lui-même tout ce dont il est capable lors du transfert.
- Soutenir les patrons de mouvement naturels du patient
- Ergonomie. La science de l’adaptation des exigences physiques du transfert au thérapeute afin de prévenir les blessures et d’améliorer le confort du thérapeute et du patient pendant le processus de transfert.
- Distance entre les surfaces
- La distance entre les surfaces doit être la plus courte possible.
- Hauteur des surfaces
- On doit permettre des postures de travail ergonomiques en fonction de la personne qui assiste et qui est la plus petite.
- Mécanique corporelle. L’effort coordonné des muscles, des os et du système nerveux pour maintenir l’équilibre, la posture et l’alignement lors du positionnement, du transfert et du déplacement des patients. Une bonne mécanique corporelle permet aux individus d’effectuer des activités sans dépense excessive d’énergie et contribue à prévenir les blessures pour les patients et les prestataires de soins. (21) Il faut toujours tenir compte des principes d’une bonne mécanique corporelle avant tout transfert : évaluer l’environnement, planifier le transfert, éviter de s’étirer et de faire des torsions, adopter une base large, se tenir aussi près que possible du patient, faire face à la direction du mouvement.
- Membres supérieurs :
- épaules détendues et basses;
- coudes près du corps;
- poignets en position neutre;
- ne pas serrer fermement avec les doigts.
- Rachis :
- le plus exposé aux sollicitations durant les transferts;
- maintenir le rachis en position neutre;
- minimiser les torsions du rachis.
- Membres inférieurs :
- s’assurer de garder les genoux et les pieds alignés;
- adopter une base large, c’est-à-dire à la largeur des épaules;
- fléchir les genoux au moment de soulever le patient.
- Communication. Une communication claire et bienveillante améliore la compréhension et la coopération du patient pendant les transferts. Les patients doivent être renseignés sur les transferts et leur rôle, et encouragés à effectuer de manière autonome le plus grand nombre d’étapes possible.
- Utilisation d’indices
- Les indices sensoriels, notamment les indices auditifs, tactiles et visuels, sont couramment utilisés dans les milieux de la réadaptation et se sont révélés bénéfiques pour l’apprentissage et les performances motrices. Ils sont connus pour améliorer le mouvement et la mobilité dans de nombreuses pathologies, notamment les accidents vasculaires cérébraux, les lésions médullaires, la maladie de Parkinson et la démence. (22) (23) (24)
- Les indices sont utilisés pour améliorer la communication en incitant directement une personne à faire une action ou à répondre, ou en laissant entendre indirectement qu’une réaction est souhaitée. En général, les cliniciens utilisent un ensemble d’indices pour faciliter les transferts, ce qui renforce souvent la participation du patient dans le processus.(25)
- Instructions et décomptes
- Les instructions et les décomptes doivent être synchronisés entre tous les participants.
- Le professionnel de la réadaptation qui se trouve à la tête du patient doit donner les instructions lorsque plus d’une personne aide au transfert.
Le niveau d’assistance dont un patient a besoin pendant les transferts dépend de sa taille et de ses capacités physiques, cognitives et de son état médical. Les thérapeutes déterminent le niveau d’assistance en évaluant subjectivement la quantité d’aide requise par un patient au cours de tâches spécifiques de déplacement du patient. Cette évaluation doit être basée sur le niveau d’assistance requis par le patient et non sur le niveau d’effort perçu par les thérapeutes pendant l’assistance au patient. Cela facilite la continuité des soins – si un autre thérapeute est chargé de procéder au transfert du patient, il aura une idée de la quantité d’aide nécessaire. Cela peut également être utilisé pour suivre les progrès du patient. (26) Les différents niveaux d’assistance sont décrits ci-dessous :
- Autonome
- le patient est capable de réaliser le transfert de manière autonome et de façon sécuritaire;
- aucune aide n’est requise.
- Supervision
- le patient peut avoir besoin d’aide pour la préparation en vue du transfert;
- ne nécessite aucune assistance physique pendant le transfert;
- peut nécessiter une supervision.
- « Prêt à assister »
- le patient ne nécessite aucune assistance physique;
- peut avoir besoin d’instructions verbales;
- Assistance tactile
- le patient est coopératif et fiable;
- perte d’équilibre occasionnelle;
- le thérapeute doit garder un contact avec le patient.
- Assistance minimale
- le patient est coopératif et fiable;
- a besoin d’une assistance physique minimale pour le transfert;
- nécessite un effort physique mineur de la part du prestataire de soins pendant le transfert;
- le patient est capable d’effectuer 75 % de l’activité requise par lui-même;
- le clinicien fournit une aide de 25 %;
- ne nécessite généralement qu’une seule personne pour l’aider à effectuer le transfert.
- Assistance modérée
- le patient a besoin d’une assistance physique plus importante qu’une assistance minimale;
- le patient a souvent besoin d’un équipement pour l’aider dans ses transferts;
- il est capable d’effectuer 50 % de l’activité requise par lui-même;
- le clinicien fournit une assistance de 50 %;
- peut nécessiter l’aide de deux personnes pour le transfert.
- Assistance maximale
- le patient a besoin d’une assistance physique maximale pour tous les transferts;
- le patient peut être imprévisible et non coopératif;
- un équipement est requis pour aider lors des transferts;
- le patient est capable d’effectuer de 0 à 25 % de l’activité requise par lui-même;
- le clinicien fournit une assistance de 75% et plus;
- nécessite généralement l’aide de deux personnes pour le transfert.
- Dépendant
- le patient est incapable d’aider et ne participe pas activement au transfert;
- le clinicien effectue tous les aspects du transfert.
Appareils fonctionnels pour les transferts (edit | edit source)
Les appareils fonctionnels pour les transferts sont des outils ou des équipements conçus pour aider les personnes à obtenir un positionnement et un soutien optimaux de leur corps, afin d’améliorer leur confort, leur fonctionnement et leur indépendance. Ces appareils sont particulièrement utiles pour les personnes dont la mobilité est réduite, qui souffrent d’un handicap physique ou dont l’état de santé affecte leur capacité à maintenir une posture et un positionnement adéquats. (27) Les appareils fonctionnels permettent également au personnel soignant de positionner et de réaliser des transferts d’une manière qui réduit le risque de blessure pour lui-même et pour les patients.
Les appareils fonctionnels qui peuvent être utilisés pour les transferts comprennent les draps de glissement, les ceintures de transfert, les planches de glissement, les disques de transfert pivotants, les dispositifs « assis-debout » et les lève-personnes. Pour en savoir plus sur la large gamme d’appareils fonctionnels disponibles pour faciliter les transferts de patients, cliquer ici.
Le tableau 1 présente une vue d’ensemble des techniques courantes de transfert des patients.
Tableau 1. Vue d’ensemble des transferts courants
| Transfert |
Objectifs et populations |
Description |
Appareils fonctionnels |
| Transfert avec planche de glissement |
Les transferts avec planche glissement sont généralement utilisés pour les patients qui ne peuvent pas supporter la charge sur leurs jambes, qui ont une paralysie ou une amputation des membres inférieurs.
|
- Le patient est positionné au bord du lit.
- Le patient se penche d’un côté et la planche de glissement est placée assez loin sous la partie proximale de sa cuisse.
- L’autre extrémité de la planche doit être placée sur la surface où le patient ira s’asseoir.
- Le patient ne doit pas se tenir à l’extrémité de la planche de glissement, pour éviter de se pincer les doigts.
- Le patient doit placer sa main à une distance de 4 à 6 pouces de la planche de glissement et utiliser ses deux bras pour effectuer se pousser vers le haut et traverser la planche en se glissant.
- Le thérapeute doit se tenir devant le patient et l’aider si nécessaire pendant qu’il se pousse et se glisse sur la planche.
|
- Planche de glissement
- Ceinture de transfert
|
| Transfert en pivot en position squat |
Le transfert en pivot en position squat est utile pour les patients qui peuvent supporter une partie de leur poids mais qui ne sont pas en mesure de se mettre complètement debout.
|
- Placer les surfaces à proximité l’une de l’autre (à environ 90 degrés).
- Retirer les accoudoirs des fauteuils roulants.
- Aider le patient à se déplacer jusqu’au bord de la surface de départ ou lui demander de le faire.
- Orienter les talons du patient vers la surface de destination.
- Le thérapeute bloque les genoux du patient avec ses propres genoux.
- Demander au patient de se soulever de la surface tout en déplaçant son poids « le nez en avant des orteils ».
- Soutenir le patient par la ceinture de marche, la taille ou les fesses et l’aider à se déplacer vers la surface d’arrivée. Ne jamais tirer sur le bras faible du patient.
- Se rapprocher du patient. Le thérapeute peut avoir la tête du côté de la surface d’arrivée, mais le patient ne pourra pas voir où il va.
- Demander au patient de se rendre à la surface d’arrivée.
- Aider le patient à contrôler la descente pour s’asseoir sur la surface d’accueil.
|
- Ceinture de transfert
- Disque de transfert pivotant
|
| Transfert de la position assise à la position debout |
Le transfert de la position assise à la position debout est utile pour les patients fiables et prévisibles qui peuvent participer activement et ont une certaine capacité à se tenir debout.
|
- Les pieds du patient sont posés à plat sur le sol.
- Le patient place ses mains sur les accoudoirs du fauteuil ou à côté de lui sur le lit.
- Le patient doit se pousser avec ses bras alors que le thérapeute le rapproche de son corps pour prendre la position debout.
|
- Ceinture de transfert
- Dispositif « assis-debout »
|
| Transfert avec pivot debout |
Le transfert avec pivot debout est utile pour les patients qui peuvent supporter la majeure partie de leur poids en position debout mais qui ne peuvent pas se déplacer d’un endroit à l’autre.
|
- Le patient est positionné au bord du fauteuil roulant ou du lit pour initier le transfert.
- Le thérapeute peut aider le patient à garder les pieds à plat sur le sol tout en penchant la tête et le tronc vers l’avant.
- Le thérapeute doit aider le patient à se tenir debout, si nécessaire.
- Le thérapeute doit surveiller ou aider le patient pendant le transfert et lui demander de tendre la main vers la surface avant de commencer à s’asseoir.
- Une fois que le pivot debout est effectué, le thérapeute doit aider, si nécessaire, à assurer le contrôle lorsque le patient s’assoit sur la surface d’arrivée.
|
- Ceinture de transfert
- Disque de transfert pivotant
- Dispositif « assis-debout »
|
| Transfert « stand-step » |
Le transfert stand-step est indiqué pour les patients qui peuvent supporter leur poids en position debout, mais qui ne peuvent pas faire de pas pour se déplacer d’un endroit à l’autre en étant soutenus. Ils peuvent également utiliser un appareil fonctionnel.
|
- Placer la chaise sur le côté du lit avec un léger angle.
- Le patient s’avance jusqu’au bord de la chaise.
- Le thérapeute doit s’assurer que les pieds du patient sont à plat sur le sol.
- Le thérapeute tient la main et le bras du patient. Il ne faut pas tirer sur le bras du patient, mais simplement le maintenir en place.
- Le patient doit placer une main sur l’accoudoir de la chaise. Le thérapeute doit déjà tenir l’autre main ou bras du patient.
- Pour se lever, le patient se penche en avant et se pousse avec ses bras et ses jambes et, si nécessaire, avec la main du thérapeute.
- Une fois debout, le thérapeute guide et soutient le patient.
- Le patient tourne en faisant de petits pas.
- Pendant la descente, le thérapeute tient le bras du patient. Le thérapeute peut également placer une main derrière l’épaule du patient et l’aider à s’asseoir lentement.
|
- Ceinture de transfert
- Appareil fonctionnel pour la mobilité
|
- Le transfert d’un patient peut être physiquement difficile, nécessitant souvent des mouvements fatigants et une position inconfortable. En raison du danger potentiel pour le patient et le professionnel de la réadaptation, les transferts sont considérés comme une manœuvre à haut risque.
- L’attention portée à une ergonomie appropriée peut réduire le risque de lésions musculosquelettiques chez les professionnels de la réadaptation.
- L’utilisation d’appareils fonctionnels, tels que les draps et planches de glissement, les ceintures de transfert, les dispositifs « assis-debout » et les équipes à plusieurs personnes, peut réduire la charge imposée aux professionnels de la réadaptation qui effectuent régulièrement des transferts de patients.
- Il convient de se rappeler que les transferts doivent toujours être personnalisés en fonction des besoins et des limites du patient.
- La stratégie de transfert doit être régulièrement évaluée et réévaluée afin de garantir la sécurité et d’atteindre les objectifs de réadaptation souhaités par le patient.
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