Le conflit fémoro-acétabulaire

Éditeur originalDouglas Wix

Principaux contributeursLaura Ritchie, Ewa Jaraczewska, Admin, Kim Jackson, Margaret Chislett, Rachel Lowe , Douglas Wix, Johnathan Fahrner, Jess Bell, Kai A. Sigel, WikiSysop, Wanda van Niekerk et Anas Mohamed
Propriétaire de la pageMelanie McAuliffe dans le cadre du projet One Page

Introduction(edit | edit source)

Le syndrome du conflit fémoro-acétabulaire (CFA) est un trouble clinique de la hanche lié au mouvement, impliquant un contact prématuré entre l’acétabulum et le fémur proximal, qui se traduit par des symptômes, des signes cliniques et des résultats d’imagerie particuliers.(1) (2) Des changements dégénératifs et de l’ostéoarthrite peuvent se développer à long terme en raison de ce contact anormal.(3)

Articulation de la hanche

Anatomie cliniquement pertinente ( éditer | source d’édition )

La hanche (articulation acétabulo-fémorale) est une articulation synoviale formée entre le fémur et l’acétabulum du bassin. La tête du fémur est recouverte de collagène de type II (cartilage hyalin) et de protéoglycane. L’acétabulum est la partie concave de l’articulation sphéroïde. L’acétabulum est doté d’un anneau de fibrocartilage appelé labrum qui approfondit l’acétabulum et améliore la stabilité de l’articulation de la hanche. Un examen détaillé de l’anatomie de la hanche est disponible ici.

Mécanisme de la lésion / Processus pathologique ( éditer | source d’édition )

Le syndrome de conflit fémoro-acétabulaire est associé à trois variations de la morphologie de l’articulation de la hanche : le type cam, le type pincer et une combinaison de cam et pincer. On pense que ces morphologies sont assez courantes (environ 30% de la population générale), (4) y compris chez des personnes ne présentant pas de symptômes à la hanche. Raveendran et al. (5) ont constaté que 25 % des hommes et 10 % des femmes présentaient des signes de morphologie de type cam dans au moins une hanche, tandis que 6 à 7 % des hommes et 10 % des femmes présentaient une morphologie de type pincer. Ainsi, la présence isolée d’une morphologie de types cam ou pincer est insuffisante pour diagnostiquer un syndrome de conflit fémoro-acétabulaire.(2)

  • La morphologie de type cam décrit un aplatissement ou une convexité de la jonction tête-col fémorale. (2) Cette morphologie est plus fréquente chez les hommes jeunes athlètes. (3) (5)

(6)

  • La morphologie de type pincer décrit une « surcouverture » de la tête fémorale par l’acétabulum dans laquelle le rebord acétabulaire est étendu au-delà de la quantité typique, soit dans une zone focale, soit plus généralement sur tout le rebord acétabulaire. (2) Cette morphologie est plus fréquente chez les femmes. (3) (5)

(7)

  • La population présentant une combinaison des types cam et pincer souffre souvent d’une épiphysiolyse. Ils présentent des degrés variables de conflit de hanche. On estime que 85% des patients atteints de conflit fémoro-acétabulaire présentent ce type de morphologie mixte, (3) bien que Raveendran et al. (5) ont constaté que seulement 2 % des sujets de leur étude de cohorte longitudinale prospective présentaient une morphologie mixte (bien que dans une population principalement d’âge moyen). (5)

Les morphologies de types cam et pincer peuvent entraîner des lésions du cartilage articulaire et du labrum en raison d’un empiètement entre le rebord acétabulaire et la tête fémorale pendant le mouvement, ce qui provoque les symptômes du conflit fémoro-acétabulaire.(8) L’analyse métabolique d’échantillons de tissus par Chinzei et al.(8) suggèrent que le cartilage articulaire pourrait être le principal site d’inflammation et de dégénérescence dans les hanches présentant un conflit fémoro-acétabulaire et que si l’arthrose progresse, l’activité métabolique se propage au labrum et à la synovie.

Étant donné que les deux types de morphologies peuvent être présents chez des individus asymptomatiques, Casartelli et al. (9) proposent que d’autres facteurs, en dehors des structures osseuses, puissent être impliqués dans le syndrome de conflit fémoro-acétabulaire :

  • Faiblesse des muscles profonds de la hanche qui compromet la stabilité de la hanche et entraîne une surcharge sur les muscles secondaires de la hanche. La tête fémorale glisse antérieurement dans l’acétabulum et augmente la mise en charge articulaire.(9)
  • La mise en charge répétée sur le labrum entraîne la régulation à la hausse des récepteurs nociceptifs dans cette structure par la production de neurotransmetteurs tels que la substance P. (9)

Étiologie(edit | edit source)

Basé sur une revue systématique effectuée par Chaudhry et Ayeni, (3) l’étiologie du syndrome de conflit fémoro-acétabulaire est probablement multifactorielle. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre le développement des morphologies associées au conflit fémoro-acétabulaire, mais les facteurs suivants peuvent être associés à son développement : (3)

  • Facteurs intrinsèques soutenus par :
    • Des constatations radiologiques des morphologies associées au conflit fémoro-acétabulaire chez les sujets ayant des frères et sœurs atteints.
    • La morphologie de type cam est plus fréquente chez les hommes et la morphologie de type pincer chez les femmes.
  • Une exposition à une rotation et une flexion de la hanche répétitives et souvent supraphysiologiques pendant le développement de l’enfance et de l’adolescence (par exemple, hockey, basket-ball ou football). Le stress répété de ce genre peut déclencher un remodelage adaptatif et finalement le développement de morphologies et de symptômes associés au conflit fémoro-acétabulaire.
  • Des antécédents de maladie infantile de la hanche (par exemple, épiphysiolyseou maladie de Legge-Calve-Perthes) qui peut avoir modifié la forme de la tête fémorale.
  • Une malunion après des fractures du col du fémur qui ont pu modifier le contour de la tête et le col du fémur.
  • La surcorrection chirurgicale d’affections telles que la dysplasie de la hanche peut entraîner une morphologie de type pincer.

Présentation clinique ( éditer | source d’édition )

L’hétérogénéité des critères de diagnostic dans les recherches passées a rendu difficile la détermination de l’étendue complète des déficiences physiques découlant du conflit fémoro-acétabulaire.(10) Cependant, on considère généralement que la douleur due à l’arthrose est aggravée par les sports d’accélération ainsi que par les accroupissements, la montée des escaliers et la position assise prolongée.(11) Dans le cas d’un conflit fémoro-acétabulaire ayant évolué vers une arthrose de la hanche, des signes et des symptômes plus typiques de cette affection peuvent être identifiés.

Dans l’accord de Warwick sur le syndrome de conflit fémoro-acétabulaire publié en 2016, les auteurs ont noté qu’une triade particulière de symptômes, de résultats cliniques et de résultats d’imagerie sont nécessaires pour un diagnostic de conflit fémoro-acétabulaire. (2)

Symptômes(edit | edit source)

Les principaux symptômes signalés dans cette affection sont les suivants :

  • Douleur de la hanche ou de l’aine modérée à sévère et liée à certains mouvements ou positions (2)
  • Douleur signalée dans la cuisse, le dos ou la fesse (2) (12)
  • Raideur
  • Restriction de l’amplitude de mouvement de la hanche
  • Claquement et/ou coincement
  • Blocage ou cédage (2) (12)
  • Diminution de la capacité à effectuer des activités de la vie quotidienne et des sports.(13)

Constatations cliniques ( éditer | source d’édition )

Conformément à l’accord de Warwick de 2016, il n’existe pas de signe clinique unique permettant d’indiquer un diagnostic de conflit fémoro-acétabulaire.(2) Les problèmes liés à la faible spécificité des tests tels que le test de conflit FADIR limitent leur précision et leur utilisation en tant que tests autonomes.(14) Par conséquent, des faux positifs, un diagnostic inexact du syndrome de conflit fémoro-acétabulaire et un traitement incorrect peuvent survenir.(14) Smithson (14) suggère qu’un groupe de tests pourrait être étudié afin de développer une règle de prédiction clinique permettant d’atteindre à la fois une spécificité et une sensibilité élevées et donc un diagnostic plus précis dans un contexte clinique.

  • Différents tests de conflit de hanche provocant la douleur sont utilisés en clinique. Le test le plus couramment utilisé est la flexion-adduction-rotation interne (FADIR), mais il n’est pas spécifique.(2) (15) La position de provocation FADIR est associée à un empiètement sur le bord antérieur de l’acétabulum.(12) La douleur associée au bord postérieur peut être provoquée en amenant passivement la hanche de la flexion à l’extension tout en maintenant une position d’abduction de la hanche et de rotation externe avec la jambe suspendue en dehors de la table d’examen.(12)

(16)

  • L’amplitude des mouvements de la hanche est souvent limitée, le plus souvent en rotation interne avec la hanche fléchie. (2) Cependant, Diamond et al. (10) ont noté que dans certaines études, les contrôles n’ont pas été imagés pour le conflit fémoro-acétabulaire asymptomatique. Il convient donc d’être prudent dans la généralisation de ces résultats et d’autres recherches permettront de clarifier l’impact du conflit fémoro-acétabulaire sur l’amplitude du mouvement de la hanche.(10)
  • Le squat sur une jambe peut aider à identifier une faiblesse de l’abducteur de la hanche. (12)
  • La reproduction de la douleur avec la flexion de la hanche pourrait indiquer un conflit fémoro-acétabulaire ou une autre pathologie intra-articulaire. (12)
  • Il est bien d’évaluer la montée et la descente des escaliers car ellesnécessitent une plus grande flexion de la hanche que la marche sur une surface plane. (12)
  • Des résultats de déficits de force associés au conflit fémoro-acétabulaire ont été rapportés dans la littérature (en particulier la flexion et l’adduction de la hanche), mais comme pour les études portant sur l’amplitude du mouvement et le conflit fémoro-acétabulaire, certains contrôles n’ont pas été imagés pour le conflit fémoro-acétabulaire asymptomatique, il faut donc être prudent avec la généralisation de ces résultats.(10) Des recherches supplémentaires permettront de clarifier l’impact du conflit fémoro-acétabulaire sur la force, en particulier à des niveaux de contraction musculaire fonctionnels plutôt que maximaux.(10)

Vous trouverez ici un aperçu de l’évaluation clinique du conflit fémoro-acétabulaire.

Résultats d’imagerie ( éditer | source d’édition )

  • Des radiographies AP du bassin et des radiographies latérales du col du fémur sont recommandées initialement en cas de suspicion d’un syndrome de conflit fémoro-acétabulaire. Ces vues peuvent fournir des informations générales relatives aux hanches, ainsi que des informations spécifiques relatives aux morphologies de types cam ou pincer ou à d’autres sources potentielles de la douleur du patient.(2)
    • La vue latérale de Dunn montre la déformation présente sur le côté antéro latéral.
    • La position en jambe de grenouille montre la déformation présente sur le côté antérieur.(17)

L’angle alpha est une mesure radiologique permettant d’évaluer la morphologie de type cam. La ligne horizontale de cet angle est tracée du centre de la tête du fémur vers la base du col du fémur et la ligne verticale est tracée le long du bord de la cavité, correspondant au centre du fémur.(17) Plus récemment, une valeur de ≥60° a été proposée comme définition de la morphologie de type cam.(18)

L’angle du bord central latéral (LCEA) mesure la couverture osseuse de la tête fémorale par l’acétabulum. On dessine d’abord le cercle le mieux ajusté pour les bords inférieur et interne de la tête fémorale. Ensuite, l’angle entre deux lignes tracées à partir du centre du cercle est mesuré : une ligne suit verticalement l’axe longitudinal du bassin et l’autre ligne se dirige vers le bord latéral de l’acétabule.(17) Un angle LCEA supérieur à 39 degrés définit un conflit de type pincer, tandis qu’un angle LCEA inférieure à 20 degrés indique une dysplasie acétabulaire.(19)

  • Si une évaluation plus poussée est nécessaire (par exemple pour une meilleure appréciation de la morphologie 3D de la hanche ou pour des lésions associées du cartilage et de la membrane labrale), une imagerie en coupe (arthrogramme par scan ou raisonnance magnétique) est recommandée.(2)
  • L’arthrogrammation par raisonnance magnétique a généralement été préférée à l’IRM parce qu’elle a montré une plus grande précision dans l’identification des défauts du labrum et du cartilage. (20) Cependant, des recherches plus récentes suggèrent que l’IRM 3T est au moins équivalente à l’ARM 1,5T pour détecter ces types de défauts. (20)

D’après Chopra et al : (20) « Déchirure complète du labrum acétabulaire antérosupérieur avec défaut de cartilage adjacent de pleine épaisseur chez un jeune homme de 26 ans, confirmée lors de l’opération. Sagittal (a) L’ARM en T1 FS 1,5T montre une déchirure labrale basale complète (flèche) avec un cartilage articulaire et des os normaux. (b) L’image RM 3T de la FS de Parkinson montre une déchirure labrale basale complète (flèche) et un défaut de cartilage de pleine épaisseur (tête de flèche) ».

Le rôle de l’imagerie avancée dans le diagnostic du syndrome de conflit fémoro-acétabulaire est quelque peu controversé :

  • Reiman et al. (21) rapportent que dans les études incluses dans leur revue systématique, les patients avaient des probabilités pré-test de conflit fémoro-acétabulaire si élevées que l’imagerie avancée n’améliorerait guère la probabilité de ce diagnostic.
  • Cunningham et al. (22) ont constaté que l’imagerie avancée (ARM ou IRM) n’était jamais un complément rentable à une anamnèse et un examen physique approfondis pour diagnostiquer le conflit fémoro-acétabulaire.
  • Compléter l’anamnèse et l’examen physique par une injection diagnostique peut être utile pour les médecins généralistes, mais est d’un bénéfice équivoque pour les spécialistes dont la prévalence du conflit fémoro-acétabulaire est plus élevée dans leur population de patients et dont les compétences en matière d’examen physique sont plus sensibles.(21)
  • Kaya (23) a proposé et testé une méthode d’évaluation de la pression de contact dans la hanche pendant la flexion pour les morphologies de type cam. Comme cette mesure est effectuée à l’aide d’un transducteur à fibre optique pendant la chirurgie arthroscopique, le diagnostic de conflit fémoro-acétabulaire sera déjà posé avant ce stade. Il est suggéré, cependant, que cette mesure intra-articulaire serait utile pour : (23)
  1. Fournir une évaluation plus détaillée des morphologies de type cam et de la pathophysiologie associée
  2. Établir un indice peropératoire pour prévoir la zone et la profondeur appropriées du découpage correctif de l’os.

Une vidéo de cette procédure arthroscopique offerte vers la fin de l’article à accès libre de Kaya (23) peut être visionnée ici.

Diagnostic différentiel ( éditer | source d’édition )

Une douleur aiguë à la hanche peut indiquer un drapeau rouge pour les conditions suivantes :

  • Tumeur
  • Infection
  • Arthrite septique
  • Ostéomyélite
  • Fracture
  • Nécrose avasculaire (24)

Chez les sportifs, d’autres causes de douleur à la hanche incluent la pathologie inguinale, la pathologie des adducteurs et la pubalgie athlétique.(12)

Mesures des résultats ( éditer | source d’édition )

  • International Hip Outcome Tool (iHOT) – Outil international d’évaluation des résultats de la hanche
  • Hip and Groin Outcome Score (HAGOS) – Score pour la hanche et l’aine
  • Hip Outcome Score (HOS) – Score de la hanche
  • Harris Hip Score (HHS) – Score de Harris (25)
  • Non-arthritic Hip Score – Score de la hanche non arthritique (25)

Traitement / Interventions ( éditer | modifier la source )

« Il n’existe actuellement aucune donnée probante de haut niveau pour étayer le choix d’un traitement définitif du syndrome de conflit fémoro-acétabulaire ». (2)

Les chercheurs tentent toujours de déterminer la meilleure approche pour gérer cette condition :

  • L’arthroscopie de la hanche a été une procédure courante, mais elle n’a montré que des avantages à court terme. (5) (15) (26) (27)
  • Peters et al. (28) ont constaté une hétérogénéité dans les critères chirurgicaux rapportés dans la littérature, se demandant si la même condition était en fait traitée dans toutes les études. Seulement 56% des études examinées comprenaient au moins un critère chirurgical de chacune des trois catégories recommandées dans l’accord de Warwick.(28)
    • La grande majorité des études (92 %) de cette revue exploratoire incluait l’imagerie diagnostique comme critère, mais il n’existe actuellement aucun consensus sur les modalités d’imagerie spécifiques ou les valeurs seuils pour déterminer si une chirurgie est indiquée.(28)
    • L’échec du traitement conservateur s’est avéré être un critère chirurgical peu fréquent dans cette revue.(28)
  • La question de l’hétérogénéité des critères diagnostiques et chirurgicaux dans la recherche a été soulevée par de multiples auteurs. (10) (15) (21)
  • Reiman et Thorburg (15) ont comparé l’augmentation rapide de la correction chirurgicale du conflit fémoro-acétabulaire à l’augmentation du nombre d’arthroscopies de l’épaule entre 2000 et 2010, ce qui n’est pas fondé sur des preuves de qualité.

Traitement chirurgical ( éditer | source d’édition )

L’arthroscopie est la procédure chirurgicale la plus courante pour le conflit fémoro-acétabulaire discutée dans la littérature et implique généralement :

  • L’acétabuloplastie (coupe et remodelage du bord de l’acétabulum)
  • Réparation/débridement du labre
  • Et/ou fémoroplastie (remodelage de la jonction tête-col fémorale)(27)

(29)

  • Une revue systématique par Diamond et al. (10) a trouvé que l’arthroscopie de la hanche dans un conflit fémoro-acétabulaire semble améliorer l’amplitude de mouvement dans le plan sagittal, mais pas dans le plan frontal à la marche. En outre, les limitations de l’amplitude de mouvement à la hanche lors de la montée des escaliers ne se sont pas améliorées après la correction chirurgicale des troubles morphologiques, ce qui conduit les auteurs à suggérer que la fonction de la hanche dans les plans sagittal et transversal peut ne pas se résoudre spontanément après la chirurgie et que les patients peuvent avoir besoin d’un entraînement postopératoire afin de retrouver une amplitude de mouvement fonctionnelle normale.(10)
  • Dans une revue systématique publiée en 2017, un taux de complication de 3,3 % a été calculé à partir des arthroscopies de la hanche rapportées dans la littérature anglaise. (30) Les complications potentielles du traitement chirurgical sont les suivantes :
    • Neuropraxie (30)
    • Lésion chrondrale (30)
    • Lésion labrale (30)
    • Ossification hétérotopique (30)
    • Lésions par compression, par exemple au nerf honteux, au scrotum, aux grandes lèvres (30)
    • Lésion à la tête fémorale (30)
    • Adhérences (15) (30)
    • Infection (30)
    • Thrombose veineuse profonde (15) (30)
    • Syndrome de douleur régionale complexe (15) (30)
    • Lésion cutanée périnéale (30)
    • Lésion vasculaire (hématome) (30)
    • Douleurs musculaires (30)
    • Remodelage incomplet (30)
    • Fracture du col du fémur (30)
    • Instabilité de la hanche (30)
    • Tendinite du psoas iliaque (30)
    • Nécrose avasculaire de la tête fémorale (30)
    • Douleur à la cheville (30)
    • Bursite (30)

Exemple d’exercice de rotation interne de la hanche tiré de la notice pour les patients fournie par Bennell et al (2014).

Les complications chirurgicales sont un domaine recommandé de recherche future afin d’aider à éclairer le processus de décision clinique.(15)

Chirurgie avec un programme de physiothérapie post-opératoire ( éditer | source d’édition )

Il a été constaté qu’un programme de réadaptation prescrit par un physiothérapeute après une arthroscopie améliorait les résultats primaires (International Hip Outcome Tool et sport subscale of the Hip Outcome Scale) à un degré cliniquement pertinent 14 semaines après l’opération, par rapport à un groupe témoin qui suivait un programme d’autogestion avec les conseils généraux de leur chirurgien.(26) Dans la même étude, les résultats à 24 semaines n’étaient pas concluants en raison de la petite taille de l’échantillon.(26) Les résultats physiques n’ont pas été évalués dans cette étude.

  • Les sujets du groupe de traitement par physiothérapie ont participé à une séance préopératoire et à six séances postopératoires de 30 minutes avec un physiothérapeute.(26)
  • Les visites postopératoires étaient espacées de deux semaines en moyenne et se terminaient à 12 semaines.
  • Le traitement au cours de ces séances consistait en une éducation, une thérapie manuelle (libération obligatoire de points gâchettes clés, mobilisation lombaire facultative) et, à partir de 6 à 8 semaines après la chirurgie, des exercices fonctionnels et spécifiques au sport.(26)
  • L’entraînement dans l’environnement sportif normal du patient a commencé 10 à 12 semaines après l’opération.(26)
  • En outre, ces patients ont suivi un programme quotidien d’exercices à domicile (voir la fiche d’exercices ci-dessous) et un programme non supervisé en salle de sport et en milieu aquatique (marche en piscine, vélo stationnaire, cross-trainer et éventuellement natation et résistance du bas du corps) au moins deux fois par semaine.(26)

Le protocole de traitement complet peut être consulté ici. Les fiches d’exercices à domicile fournies aux patients du groupe de physiothérapie peuvent être consultées ici en format PDF. Les directives de retour au sport fournies aux physiothérapeutes traitants peuvent être consultées ici en format PDF.

Traitement conservateur ( edit | edit source )

  • Casartelli et al. (9) suggèrent que l’amélioration de la fonction neuromusculaire de la hanche devrait être un objectif des protocoles conservateurs pour le syndrome de conflit fémoro-acétabulaire en raison de la faiblesse de la musculature profonde de la hanche et d’une réduction ultérieure attendue de la stabilité dynamique de l’articulation de la hanche. (9) Les auteurs recommandent : (9)
    • Renforcement des membres inférieurs spécifique à la hanche et fonctionnel : rotateurs externes profonds de la hanche, abducteurs et fléchisseurs dans les plans transversal, frontal et sagittal pour l’amélioration de la stabilité dynamique. (9)
    • Stabilité du tronc
    • Exercices d’équilibre postural (9) (31)
  • Un essai contrôlé randomisé de Mansell et al. (32) a comparé les résultats de patients après une intervention chirurgicale par rapport à la physiothérapie. Aucune différence statistiquement significative n’a été constatée entre le groupe chirurgical et le groupe non chirurgical et, en moyenne, les sujets des deux groupes n’ont signalé aucune amélioration de leur état lors du suivi à deux ans. Les résultats étaient calculé par le Hip Outcome Score (incluant les sous-échelles d’activité quotidienne et de sport), l’International Hip Outcome Tool, l’évaluation globale du changement et le retour au travail. La procédure chirurgicale comprenait une combinaison possible de réparation ou de débridement labral, de rasage du rebord acétabulaire et/ou de fémoroplastie, selon la décision du chirurgien. Le protocole de physiothérapie a été adapté à chaque sujet sur la base d’une évaluation standardisée réalisée par un physiothérapeute. Le programme pouvait consister en une thérapie manuelle, des exercices de contrôle moteur et des exercices de mobilité/étirement comme suit : (27)
Thérapie manuelle Exercices de contrôle moteur Exercices de mobilité
Extension de la hanche en Mobilisation with Movement (MWM) – mobilisation avec mouvement, en position debout Fente inversée avec frappe de ballon Auto-mobilisation en rotation interne à genoux avec traction latérale
Traction de la hanche pendant la rotation interne MWM Soulevé de terre roumain unilatéral avec goujon Auto-mobilisation en FABER au demi-agenouillement
Traction latérale de la hanche avec charge MWM Descente de marche latérale avec talon Auto-mobilisation en berceau en position quadrupède avec traction latérale
Rotation interne avec charge Planche latérale Auto-mobilisation en Figure 4 en position décubitus ventral
Glissement latéral en rotation externe Flexion isométrique de la hanche en position assise Automobilisation des tissus mous de la BIT sur rouleau de mousse
Traction de la hanche dans l’axe long Flexion des hanches en décubitus dorsal avec Theraband Auto-mobilisation des tissus mous du quadriceps sur rouleau de mousse
x x Auto-mobilisation et relâchement myofascial du pyramidal/petit fessier sur ballon
x x Étirement en figure 4 debout
x x Mobilisations triplanaires à genoux

Le programme ci-dessus a été décrit en détail dans les fichiers supplémentaires des auteurs qui peuvent être consultés ici.

Thérapie personnalisée de la hanche – L’essai britannique FASHIoN ( éditer | modifier la source )

Wall et al. (4) ont développé un protocole de soins conservateurs basé sur une revue systématique de la littérature et un groupe d’étude Delphi. Le protocole de thérapie personnalisée de la hanche a été conçu pour durer 12 semaines, avec un minimum de trois contacts en face à face et trois contacts par téléphone/courriel avec le physiothérapeute traitant. Un maximum de 10 contacts avec le physiothérapeute a été autorisé pour les besoins de l’essai FASHIoN. L’étude comparative entre l’arthroscopie de la hanche et le protocole de thérapie personnalisée de la hanche a démontré ce qui suit :

  • L’arthroscopie de la hanche et la thérapie personnalisée de la hanche sont toutes deux responsables de l’amélioration de la qualité de vie liée à la hanche chez les patients atteints du syndrome du conflit fémoro-acétabulaire.
  • L’arthroscopie de la hanche a entraîné une amélioration plus importante que la thérapie personnalisée de la hanche, et cette différence était cliniquement significative.
  • Un suivi ultérieur révélera si les avantages cliniques de l’arthroscopie de la hanche sont maintenus et si elle est rentable à long terme.

Le protocole complet de la thérapie personnalisée de la hanche est le suivant :(4)

Composante de base Description
1 Éducation et conseils aux patients Repos relatif et modification du mode de vie, de l’activité physique et du sport pour tenter d’éviter l’arthrose, par exemple en évitant la flexion profonde de la hanche, l’adduction et la rotation interne.
2 Évaluation du patient Antécédents complets du patient, ROM passif indolore de la hanche, test de conflit de hanche et force de flexion, d’extension, d’abduction, d’adduction, de rotation interne et de rotation externe de la hanche.
3 Aide au soulagement de la douleur Anti-inflammatoires pendant 2 à 4 semaines ou antalgiques simples si les anti-inflammatoires ne sont pas efficaces, respect d’un programme d’exercices personnalisé.
4 Programme pour la hanche basé sur des exercices Commencez par un travail de contrôle musculaire (bassin, hanche, fessiers, abdominaux), puis passez à des étirements non vigoureux (rotation externe de la hanche, abduction de la hanche en flexion et en extension) et au renforcement (grand fessier, rotateurs externes courts, moyen fessier, abdominaux, membres inférieurs en général).
Composants optionnels (4) Description
Thérapie manuelle Mobilisations de l’articulation de la hanche (par exemple, traction, glissements AP) et travail des points trigger.
Injection de l’articulation de la hanche Pour les patients dont l’état ne s’améliore pas avec les composantes du traitement de base ci-dessus. Aux fins de l’essai FASHIoN, un maximum d’une injection de stéroïdes pouvait être inclus.
Les orthèses Orthèses sur mesure comme alternative au traitement des anomalies biomécaniques par un physiothérapeute
Le taping Pour aider à la modification de la posture, par exemple en fixant la cuisse en rotation externe et en abduction.
Traitements en groupe Aux fins de l’essai FASHIoN, les traitements de groupe pouvaient être inclus, mais uniquement en plus des éléments de base.
Traitement des pathologies/symptômes supplémentaires En fonction des conclusions du physiothérapeute traitant, les pathologies/symptômes susceptibles d’affecter le conflit fémoro-acétabulaire pouvaient également être traités.

Aux fins de l’essai FASHIoN, l’hydrothérapie, l’acupuncture, l’électrothérapie et les techniques manuelles énergiques ont été exclues du protocole.(4)

Utilisation d’orthèses(edit | edit source)

Newcomb et al. (11) ont étudié les effets immédiats et à plus long terme du port d’une orthèse. L’orthèse est un modèle DonJoy S.E.R.F./Stability through External Rotation of the Femur (stabilité par la rotation externe du fémur) (11) Ils ont constaté que : (11)

  • L’orthèse a modifié la cinématique des patients souffrant de conflit fémoro-acétabulaire en limitant les mouvements associés au conflit de hanche (flexion, rotation interne et adduction de la hanche) pendant les activités courantes (accroupissement, montée et descente d’escaliers).
  • L’orthèse n’a pas modifié la cinématique de l’accroupissement sur un seul membre.
  • Les changements cinématiques identifiés n’ont pas entraîné de diminution de la douleur ni d’amélioration des résultats rapportés par les patients, que ce soit immédiatement ou après quatre semaines d’utilisation quotidienne de l’orthèse.

La conclusion des auteurs est qu’il peut y avoir un sous-groupe de patients souffrant du syndrome de conflit fémoro-acétabulaire qui pourrait bénéficier de l’orthèse mais, sur la base de leur étude particulière, l’utilisation de l’orthèse n’est pas soutenue comme une thérapie conservatrice générale pour cette condition.(11)

Pronostic(edit | edit source)

Les patients traités pour un syndrome de conflit fémoro-acétabulaire signalent fréquemment une amélioration de leurs symptômes et sont en mesure de reprendre leurs activités habituelles.(2) Cependant, le pronostic à long terme n’est pas connu, pas plus qu’on ne sait si le traitement du syndrome de conflit fémoro-acétabulaire prévient le développement de l’arthrose de la hanche.(2) Selon les auteurs de l’accord de Warwick, les symptômes du syndrome de conflit fémoro-acétabulaire vont probablement s’aggraver si aucun traitement n’est fourni.(2)

Ressources(edit | edit source)

Reproduced with permission of BMJ Journals via RightsLink Copyright Clearance Center

Presentations(edit | edit source)

http://www.youtube.com/watch?v=uY9N8hmrr_g

FAI tests title.PNG

Femoral Acetabular Impingement by Adam Smithson, University of Nottingham

This presentation, created by Adam Smithson as part of the MSc programme at the University of Nottingham, discusses FAI and the accuracy of commonly-used impingements tests.(14)
View the presentation

Références(edit | edit source)

  1. Murphy NJ, Eyles J, Bennell KL, Bohensky M, Burns A, Callaghan FM et al. Protocol for a multi-centre randomised controlled trial comparing arthroscopic hip surgery to physiotherapy-led care for femoroacetabular impingement (FAI): the Australian FASHIoN trial. BMC Musculoskelet Disord. 2017 Sep 26;18(1):406.
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