La méditation en pleine conscience dans le traitement de la douleur chronique

Rédacteur original Merinda Rodseth, basé sur le cours de
Shrey Vazir

Principaux contributeursMerinda Rodseth, Kim Jackson, Jess Bell, Tarina van der Stockt, Vidya Acharya et Lucinda Hampton

Introduction(edit | edit source)

Figure 1. Donnés probantes sur la pleine conscience par année – PubMed (1)

Les donnés probantes sur l’utilisation de la pleine conscience ont augmenté rapidement depuis son introduction dans le monde occidental vers 1979, avec plus de 2500 études sur la pleine conscience actuellement disponibles (Figure 1).

Les interventions basées sur la pleine conscience montrent des résultats prometteurs dans le soutien des besoins en santé mentale, même en l’absence de troubles psychologiques, et sont devenues une méthode plus populaire et rentable pour fournir ce soutien. (2) (3) Les avantages des interventions fondées sur la pleine conscience sont bien établis : (3) (4)

  • Diminution de l’anxiété et de la dépression
  • Soulagement du stress et de la détresse psychologique
  • Augmentation des capacités d’adaptation
  • Atténuation de la douleur
  • Diminution de l’affect négatif (diminution de la rumination)
  • Amélioration du contrôle cognitif
  • Régulation des émotions
  • Amélioration du sommeil
  • Soutien du système immunitaire

Benefits Mindfulness Practice.png

Figure 2. Les avantages de la pratique de la pleine conscience(1)

Les changements cognitifs associés à la pleine conscience ( éditer | source d’édition )

Le plus grand impact de la pleine conscience est son effet sur la plasticité neurale du cerveau. Plusieurs changements dans l’activation du cerveau avec la pratique de la pleine conscience ont été documentés, ce qui nous permet également de « voir » les avantages des interventions basées sur la pleine conscience, comme le montre l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf).(5)(6) Cependant, les conceptions des études varient considérablement avec l’utilisation de différentes interventions basées sur la pleine conscience et, par conséquent, les localisations des effets rapportés sont diverses et réparties sur plusieurs régions du cerveau.(5) Les régions du cerveau les plus systématiquement modifiées par les interventions basées sur la pleine conscience sont présentées dans le tableau 1 ci-bas.(5) (7) (8) (9)

Tableau 1 : Changements neuraux associés à la pratique de la pleine conscience

Région du cerveau Effet avec l’intervention basée sur la pleine conscience Fonction de la région du cerveau
Insula et cortex sensoriels Activation accrue Conscience du corps (interoception)

Traitement des émotions

Conscience de soi

Expérience interpersonnelle

Cortex cingulaire antérieur Activation accrue Processus cognitifs d’ordre supérieur

Attention et régulation de l’attention

Régulation de soi et des émotions

Distanciation cognitive – associée à l’acceptation sans jugement

Cortex préfrontal Activation accrue Processus cognitifs d’ordre supérieur

Attention et régulation de l’attention

Régulation des émotions

Méta-conscience et réévaluation

Raisonnement et prise de décision

Connectivité fonctionnelle avec le réseau de saillance

Régulation à la baisse des réponses de l’amygdale

Hippocampe Activation accrue

Augmentation du volume

Processus de mémoire
Amygdale cérébrale Diminution de l’activation

Diminution du volume/de la taille

Réaction de lutte ou de fuite

Réponse à la peur

Réponse au stress

Ajoute une valeur émotionnelle à l’entrée sensorielle – traitement émotionnel

Un stress plus important est associé à une plus grande activation des amygdales. La régulation négative de l’amygdale est à l’origine de la réduction du stress observée avec la technique de réduction du stress basée sur la pleine conscience. (8) La pleine conscience ne consiste donc pas simplement à prêter attention. La façon dont nous utilisons ce centre de l’esprit ultimement modifie la fonction et la structure du cerveau. (10) Tout comme nous pouvons entraîner nos muscles à se développer, nous pouvons « entraîner » notre cerveau, comme le montrent les études sur la pleine conscience.

La pleine conscience et la douleur ( éditer | source d’édition )

La douleur chronique représente un défi thérapeutique important et a été déclarée problème de santé publique. Elle constitue un fardeau non seulement pour les personnes qui en souffrent, mais aussi pour la société dans son ensemble.(11) (12) On estime que la douleur chronique affecte plus de 100 millions d’adultes à un moment donné aux États-Unis, le mal de dos chronique étant la plainte de douleur chronique la plus fréquemment signalée.(4) (11) (12) (13) La douleur chronique est également l’une des principales causes d’invalidité et de diminution de la qualité de vie, entraînant un coût de plus de 600 milliards de dollars par an rien qu’aux États-Unis.(11) (13) Des médicaments opioïdes sont fréquemment prescrits pour gérer la douleur et ses conséquences potentielles, ce qui a contribué à de nombreux autres problèmes, notamment l' »épidémie d’opioïdes », qui se traduit par une mauvaise utilisation des opioïdes, une dépendance et des décès liés aux opioïdes suite à une surdose.(12) (13) La pleine conscience, en tant qu’option non pharmacologique, suscite un intérêt croissant dans le traitement de la douleur.(4) (13) (14)

La douleur chronique est de nature complexe et fait intervenir de nombreux facteurs physiques et psychologiques.(12) (15) Elle est associée à des troubles du sommeil, à l’obésité et à la prise de poids, à la fatigue chronique, à une fonctionnalité physique limitée et à une diminution de la qualité de vie.(12) Les personnes souffrant de diverses affections douloureuses chroniques présentent également un risque accru d’anxiété, de dépression et d’autres troubles affectifs.(11)(13)(16) L’International Association for the Study of Pain (IASP) (en français : l’Association internationale pour l’étude de la douleur) définit la douleur comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée ou ressemblant à celle associée à un dommage tissulaire réel ou potentiel ».(17) Le traitement de la douleur doit donc également être multiforme afin de prendre en compte à la fois la composante sensorielle et l’expérience affective/émotionnelle de la douleur. Les traitements ciblant l’affect négatif associé à la douleur chronique sont donc censés non seulement influencer positivement la détresse émotionnelle mais aussi la fréquence et l’intensité de la douleur.(11) La pleine conscience, en tant qu’intervention à multiples facettes, est donc idéalement placée pour avoir un effet positif sur la douleur et l’affect douloureux sans les effets négatifs associés aux interventions pharmacologiques telles que les opioïdes.(4) (11) (13) (18)

La technique de réduction du stress basée sur la pleine conscience montre régulièrement des améliorations positives dans la gestion de la douleur. (11) (12) (15) Plusieurs études ont examiné l’effet de la technique de réduction du stress basée sur la pleine conscience sur diverses conditions chroniques et diverses conditions de doulours chroniques, y compris la lombalgie chronique. (19) Plusieurs de ces études et leurs résultats se trouvent dans le tableau 2 ci-bas.

Tableau 2. Études sur l’effet de la technique de réduction du stress basée sur la pleine conscience

Étude Année Participants et conception Intervention Résultats
Niazi (19) 2011 Examen systématique

18 études portant sur les maladies chroniques (cancer, hypertension, diabète, VIH/SIDA, douleur chronique, troubles cutanés)

réduction du stress basée sur la pleine conscience seule ou avec d’autres traitements Amélioration des conditions chroniques
Zeidan et al (20) 2011 15 participants 4 jours de formation à la méditation en pleine conscience Réduction de l’intensité de la douleur (40 %)

Réduction du caractère désagréable de la douleur (57%)

Zeidan et al (15) 2015 75 participants 4 groupes : Méditation en pleine conscience, placebo, méditation fictive et contrôle. Groupe de méditation en pleine conscience – réduction significative de l’intensité de la douleur (27%)

Réduction du caractère désagréable de la douleur (44%)

Morone et al (21) 2016 282 participants souffrant de lombalgie chronique Réduction du stress basée sur la pleine conscience et groupe contrôle (8 semaines, 1,5 heure une fois par semaine) Amélioration significative du handicap et de la qualité de vie
Cherkin et al (22) 2016 Essai contrôlé randomisé

342 participants souffrant de lombalgie chronique

Thérapie cognitivo-comportementale

Réduction du stress basée sur la pleine conscience

8 groupes hebdomadaires de 2 heures

Groupe témoin (soins habituels)

La réduction du stress basée sur la pleine conscience et la thérapie cognitivo-comportementale sont équivalentes pour ce qui est de la réduction de la douleur et de l’amélioration de la fonction, avec des améliorations plus importantes par rapport aux soins habituels.
Zgierska et al (23) 2016 35 participants souffrant de lombalgie chronique Thérapie cognitive par la méditation et groupe contrôle (8 semaines, 2 h/w)

Groupe de contrôle/soins habituels

Diminution significative de l’intensité de la douleur (à court et à long terme)
Anheyer et al (24) 2017 Examen systématique et méta-analyse

7 Essais contrôlés randomisés avec des patients souffrant de lombalgie

La réduction du stress basée sur la pleine conscience associée à des améliorations à court terme de l’intensité de la douleur et du fonctionnement physique
Banth & Ardebil (25) 2018 88 patients atteints de lombalgie non spécifique Réduction du stress basée sur la pleine conscience (8 séances) et contrôle (soins habituels) Réduction du stress basée sur la pleine conscience : réduction significative de la douleur et amélioration de la qualité de vie physique et mentale
Smith & Langen (12) 2020 Revue systématique

12 études chez des patients souffrant de lombalgie chronique

Interventions basées sur la pleine conscience

Groupes contrôle

Amélioration des scores de douleur et de la qualité de vie après des interventions de pleine conscience
Qaseem et al (26) 2017 Revue systématique pour établir des directives de pratique Réduction du stress basée sur la pleine conscience recommandée pour les patients souffrant de lombalgie chronique

Il est suggéré que les interventions basées sur la pleine conscience ont des effets plus importants sur la catastrophisation liée à la douleur, en particulier en présence de niveaux élevés d’intensité de la douleur, par rapport aux approches traditionnelles de thérapie cognitivo-comportementale.(11) (18) En général, les participants qui pratiquent la pleine conscience (en particulier la technique de réduction du stress basée sur la pleine conscience) dans le cadre de la douleur chronique présentent des résultats significativement meilleurs en ce qui concerne les mesures de la douleur ainsi que la qualité de vie et la santé mentale, par rapport aux groupes témoins appariés.(12) Les patients souffrant de douleurs chroniques engagés dans une pratique de pleine conscience se sont généralement révélés capables de trouver de nouvelles façons de vivre avec la douleur et de l’accepter, ce qui a eu un impact moins négatif sur leur vie quotidienne.(12) La nécessité d’études méthodologiquement solides sur les interventions basées sur la pleine conscience pour les patients souffrant de douleurs chroniques est cependant réitérée dans de nombreuses études.(16)

Le mécanisme de réduction de la douleur par la pratique de la pleine conscience ( éditer | source d’édition )

L’exploration des mécanismes par lesquels la pleine conscience influe sur le stress et la douleur nécessite une explication du cycle de stress négatif qui se développe à la suite de la présence durable et incessante du stress et de la douleur.(1) Le cycle du stress négatif est déclenché par la survenue d’un événement stressant qui, souvent, ne relâche pas. Le patient entre dans un cycle de pensées automatiques à propos de cet événement (stress/douleur), entraînant des humeurs et des émotions négatives, et finalement des comportements inadaptés qui finissent souvent par entretenir ce cycle en aggravant leurs symptômes (figure 3). (11) (1)

Negative Stress Cycle .png

Figure 3. Le cycle du stress négatif (1)

La pratique de la pleine conscience est capable de briser ce cycle en interrompant le stade des « pensées automatiques », en désactivant le mode de vie en pilote automatique et en ramenant la conscience au moment présent avec une attitude sans jugement et de non-réaction.(12) (1) Le programme de réduction du stress basée sur la pleine conscience propose que la pratique de la pleine conscience « permet de « découpler » les composantes ascendantes, afférentes et sensorielles de la douleur des composantes descendantes, psychologiques et corticales de la douleur ».(12) Cela suggère que la prise de conscience peut entraîner une dissociation entre la sensation physique de la douleur et les émotions et les pensées qui lui étaient auparavant associées.(12) (25) L’objectif de la pleine conscience n’est donc pas d’éliminer le stress ou la douleur, mais d’apprendre au patient à prendre conscience de lui-même et à trouver d’autres réponses au stress et à la douleur en acceptant la douleur et le moment présent pour ce qu’il est.(12) (1) En faisant la paix avec la douleur, le patient est en mesure de mieux la gérer en ayant moins de réactions négatives (notamment la peur et l’anxiété).(12) (25) (1)

La réduction de la douleur par la méditation en pleine conscience fait également appel à des mécanismes neuraux différents de ceux de l’analgésie par placebo. (15) Outre son influence proposée sur l’affect de la douleur, le soulagement de la douleur par la pleine conscience engage également des mécanismes cérébraux impliqués dans la médiation de la modulation cognitive de la douleur, qui incluent : (4) (13) (15) (20)

  • La diminution de l’activité dans les régions neurales associées au traitement nociceptif de bas niveau (par exemple, le thalamus)
  • L’augmentation de l’activité dans les régions neurales associées à la conscience interoceptive (par exemple, l’insula antérieure droite)
  • Le contrôle exécutif descendant
  • Réévaluation cognitive des informations sensorielles (par exemple, cortex orbitofrontal)

La force ultime de la pleine conscience réside dans les changements neuraux qu’elle provoque. En gardant à l’esprit que « les nerfs qui fonctionnent ensemble, sont connectés ensemble », la pratique répétée de la méditation en pleine conscience entraîne des changements dans les voies neurales, ce qui se traduit par une attitude plus calme et plus ouverte à la vie.(1)

Plusieurs études ont montré que la pratique de la méditation à long terme peut entraîner une augmentation des valeurs de seuil de la douleur et une diminution de la sensibilité à la douleur, même si les pratiquants ne sont pas engagés dans une pratique de pleine conscience.(4) Grant et al (27) ont étudié des méditants zen à l’aide de l’IRMf et ont découvert que les méditants de longue durée avaient des voies neurales distinctes qui permettaient de prédire leur faible sensibilité à la douleur. Ces voies neurales suggèrent une réduction du traitement cognitif-émotionnel et évaluatif pendant la stimulation aversive, qui est liée à une connectivité réduite (un plus grand « découplage ») entre les zones cognitives et évaluatives du traitement de la douleur et la composante sensorielle du traitement de la douleur.(4) (1) (27) Ces méditants zen conservaient la capacité de ressentir la douleur au niveau sensoriel, mais présentaient une évaluation affective réduite, ou une activation moindre des zones évaluatives et émotionnelles du cerveau, en rapport avec l’événement douloureux.(4) (27) Ces voies correspondent également bien à la construction psychologique (moment présent, conscience sans jugement) de la pleine conscience qui a permis aux méditants de posséder des cerveaux plus calmes et moins réactifs.(27)

Messages clés ( éditer | modifier la source )

  • La recherche sur la pleine conscience et les neurosciences a explosé ces dernières années.
  • La pleine conscience présente de nombreux avantages, notamment pour la réduction du stress.
  • Grâce au phénomène de neuroplasticité, la pleine conscience a un effet direct sur notre physiologie et notre psychologie.

Références(edit | edit source)

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