Introduction aux brûlures

Rédactrice originale Carin Hunter
Principaux collaborateursCarin Hunter, Jess Bell, Stacy Schiurring, Kim Jackson et Nikhil Benhur Abburi

Qu’est-ce qu’une brûlure ? ( éditer | éditer la source )

Une brûlure est une lésion de la peau ou d’un autre tissu organique principalement causée par l’exposition à la chaleur ou à d’autres agents causals (radiations, électricité, produits chimiques). (1) Elle est le résultat d’un transfert d’énergie vers le corps. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il s’agit d’un problème de santé publique mondial, qui cause environ 180 000 décès par an. (2) Elle est l’une des principales causes d’invalidité dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, et près de deux tiers des brûlures surviennent dans les régions de l’OMS d’Afrique et d’Asie du Sud-Est. Les brûlures touchent tous les sexes, mais le taux de mortalité est légèrement plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Elles touchent également tous les groupes d’âge et sont la cinquième cause la plus fréquente de blessures non mortelles chez l’enfant.(2)

Les brûlures n’affectent pas seulement la peau. Elles peuvent également affecter les réseaux de tissus, d’organes et de systèmes (par exemple en cas d’inhalation de fumée) et avoir des impacts psychologiques.

Pour un rappel de l’anatomie et de la physiologie de la peau, veuillez lire cet article (en anglais original).

Pour une liste de la terminologie en soins des plaies, veuillez consulter cet article (en anglais original).

Types de brûlures ( éditer | éditer la source )

1. Brûlures thermiques ( edit | edit source )

Les brûlures thermiques sont causées par l’exposition à une source de chaleur externe ou à des liquides chauds. Une source de chaleur externe peut être un objet chaud et solide, ou même un objet froid. Les échaudures sont causées par quelque chose d’humide, comme de l’eau chaude, de la vapeur d’eau chaude ou de l’eau froide. Les types de brûlures thermiques sont les suivants :

1.1 Brûlures par flamme ( éditer | edit source )

Les brûlures par flamme sont causées par l’exposition à une flamme nue . Ces brûlures sont souvent associées à une blessure par inhalation et à un traumatisme. Il s’agit le plus souvent de brûlures du troisième degré (brûlure profonde). Les brûlures par flamme sont fréquentes chez les adultes, mais elles sont également associées à la maltraitance des enfants, à la violence familiale et à certains rituels.(3)

1.2 Brûlures de contact ( edit | edit source )

Les brûlures de contact sont causées par le contact avec un objet ou une surface extrêmement chaude, généralement les cuisinières, les appareils de chauffage et les fers à repasser. Les brûlures de contact ont tendance à être des brûlures du deuxième degré profond ou du troisième degré. Elles sont souvent retrouvées chez les personnes épileptiques, celles qui font un usage inadéquat de substances addictives ou chez les personnes âgées après une perte de conscience.

1.3 Gelures ou brûlures par la glace ( éditer | edit source )

Les gelures surviennent lorsque la peau est exposée au froid, généralement à une température inférieure à -0,55C (31F), pendant une période prolongée. L’eau contenue dans les cellules de la peau et des tissus sous-jacents gèle et se cristallise. Cette cristallisation provoque des lésions cellulaires directes. (4) Une lésion indirecte se produit lorsque le tissu devient ischémique. Les gelures peuvent toucher n’importe quelle partie du corps, mais les extrémités, comme les mains, les pieds, les oreilles, le nez et les lèvres, sont les plus susceptibles d’être affectées. Si les gelures pénètrent dans les couches profondes de la peau, affectant les tissus et les os, elles peuvent causer des dommages permanents.

Une brûlure par la glace est causée par le contact prolongé de la glace ou d’un objet gelé avec la peau. Une exposition prolongée à des températures glaciales, à la neige ou à des vents violents peut augmenter le risque de ce type de brûlure. Les brûlures par la glace peuvent également être causées en milieu clinique par l’application de glace ou d’une compresse froide directement sur la peau lors du traitement d’une blessure ou d’une douleur musculaire.

1.4 Échaudures ( éditer | edit source )

Les échaudures sont causées par des liquides chauds, tels que l’eau bouillante et l’huile de cuisson, qui entrent en contact direct avec la peau. Des mécanismes de blessure courants comprennent le renversement d’une boisson chaude ou d’une huile de cuisson, ou l’exposition à l’eau chaude d’un bain. Les échaudures ont tendance à provoquer des brûlures du deuxième degré superficiel. Les échaudures sont à l’origine d’environ 70 % des brûlures chez les enfants. Elles surviennent souvent chez les adultes plus âgés également. (3) Ce type de blessure peut être un signe de maltraitance et doit être évalué en conséquence.

1.5 Brûlures par friction ( éditer | edit source )

Une brûlure par friction est une blessure par abrasion qui se produit lorsque la peau frotte contre une autre surface. Une brûlure par friction n’est pas une vraie brûlure. Cependant, comme la friction peut générer de la chaleur, dans des cas extrêmes, un patient peut présenter des brûlures de la couche superficielle de la peau. Les causes les plus courantes sont les brûlures avec une corde, les brûlures sur un tapis, les frottements ou les éraflures, ou encore les abrasions dues à un accident routier, par exemple suite à une chute en vélo ou un accident de motocyclette.

2. Brûlures électriques ( éditer | edit source )

Une brûlure électrique est une blessure causée par la chaleur produite par le passage d’un courant électrique dans le corps. Cela peut entraîner des lésions des tissus profonds. La gravité des lésions dépend de nombreux facteurs, notamment du trajet du courant, de la résistance du courant dans les tissus, ainsi que de l’intensité et de la durée du passage. Le courant alternatif (CA) et le courant continu (CC) sont tous deux potentiellement mortels, (5) mais il existe des différences dans la présentation. Un CC peut provoquer une forte contraction unique qui propulse souvent l’individu de la source, par exemple en touchant une batterie de voiture. Une blessure causée par le CA est souvent d’une fréquence plus basse et le patient est souvent incapable de lâcher prise. Les blessures dues au CA sont plus courantes, car on retrouve ce type de courant dans la plupart des prises de courant domestiques. (6) (7) Nous retrouverons chez le patient un point d’entrée du courant et un point de sortie. L’ampleur des dommages internes dépend du chemin emprunté par le courant électrique lors de son passage dans le corps.

Les brûlures électriques sont souvent associées à un arrêt cardiaque, une fibrillation ventriculaire et des contractions musculaires tétaniques. (1)

Pour plus d’informations, voir AC and DC Electric Shock Effects Compared (une page internet sur la comparaison des effets des chocs électriques en courant alternatif et en courant continu, en anglais original)

3. Brûlures chimiques ( éditer | edit source )

Les brûlures chimiques ou caustiques sont des lésions causées par le contact direct de la peau avec un produit chimique (1), qu’il s’agisse d’un acide fort, d’une substance alcaline ou de composés organiques. Les composés chimiques peuvent avoir des effets différents sur les tissus humains en fonction des éléments suivants :

  • la force ou la concentration du produit chimique
  • le site de contact (œil, peau, muqueuse)
  • ingestion ou inhalation
  • intégrité de la peau
  • quantité du produit chimique
  • durée de l’exposition
  • type de produit chimique (acide/basique)
    • Les substances acides peuvent provoquer une « nécrose de coagulation » des tissus.
      • On parle de nécrose de coagulation lorsque le débit sanguin vers une région donnée s’arrête ou ralentit, provoquant une ischémie et la mort cellulaire qui s’ensuit.
    • Les brûlures causées par des substances alcalines peuvent provoquer une « nécrose de liquéfaction ».
      • La nécrose par liquéfaction est un procédé chimique au cours duquel le tissu nécrosé se ramollit et devient liquide/visqueux. Ceci peut entraîner une propagation de la brûlure plus en profondeur qu’on ne le pensait initialement et devrait faire l’objet d’une surveillance.

4. Brûlures par radiation ( éditer | edit source )

Une brûlure par radiation est une lésion due à une exposition prolongée à l’énergie des radiofréquences ou aux rayonnements ionisants. Le type le plus courant de brûlure par radiation est l’érythème solaire (coup de soleil) causé par une exposition prolongée aux rayons ultraviolets (UV). Les brûlures par radiation peuvent également survenir lors d’une exposition à des radioémetteurs de forte puissance, d’une exposition de forte intensité et répétée aux rayons X pour l’imagerie médicale, de procédures de radiologie interventionnelle ou de radiothérapie pour le traitement du cancer. Les brûlures par radiation résultant d’une radiation thérapeutique sont rares.(8)

5. Brûlures et lésions par inhalation ( éditer | éditer la source )

Les lésions par inhalation sont des lésions pulmonaires résultant de l’inhalation de fumée ou des sous-produits chimiques d’une combustion.(9) Les lésions par inhalation entraînent des dommages cellulaires directs, des altérations de la perfusion et de la circulation sanguine régionales, l’obstruction des voies respiratoires et la libération de cytokines pro-inflammatoires et de toxines.(10) (11) Les lésions par inhalation affectent également la clairance mucociliaire et affaiblissent les macrophages alvéolaires.(12) Cette lésion peut être divisée en trois catégories :

5.1 Lésions des voies respiratoires supérieures dues à la chaleur ( éditer | éditer la source )

La plus importante complication d’une lésion des voies respiratoires supérieures due à la chaleur est l’obstruction causée par un gonflement important de la langue, de l’épiglotte et des plis aryépiglottiques. Les lésions dues à la chaleur ne s’étendent généralement pas aux voies respiratoires inférieures. L’œdème/gonflement peut mettre plusieurs heures à se développer. Il est recommandé de réévaluer régulièrement les voies respiratoires d’un patient, car la présentation peut changer après l’évaluation initiale, au fur et à mesure que la réanimation liquidienne commence.

5.2 Lésions des voies respiratoires inférieures dues aux substances chimiques ( éditer | edit source )

La combustion chimique entraîne la création de matériaux toxiques pour les voies respiratoires. Cela peut provoquer une irritation locale des voies respiratoires.(9)

Les irritants chimiques courants créés par la combustion comprennent :

  • La fumée produit des toxines qui peuvent endommager les cellules épithéliales des voies respiratoires et les cellules endothéliales des capillaires, ce qui peut provoquer un syndrome de détresse respiratoire aiguë. (13) (14) (15)
  • La combustion du caoutchouc et du plastique produit du dioxyde de soufre, du dioxyde d’azote, de l’ammoniac et du chlore, qui affectent les voies respiratoires et les alvéoles.
  • Brûler des meubles stratifiés – ces meubles peuvent contenir des colles qui libèrent du cyanure gazeux lors de la combustion.
  • La combustion du coton ou de la laine produit des aldéhydes toxiques pour le corps humain. (16)

Pour plus d’informations sur les irritants chimiques provoquant des lésions par inhalation aiguës, leurs effets et les sources d’exposition, voir Acute Inhalation Injury (en anglais original). (17)

5.3 Toxicité systémique due à l’exposition au monoxyde de carbone ou au cyanure ( éditer | éditer la source )

Le monoxyde de carbone (CO) est produit lors d’un incendie lorsque tout produit à base de carbone n’est pas complètement brûlé. Lorsqu’il est inhalé, le CO se lie à l’hémoglobine dans la circulation sanguine et réduit l’apport d’oxygène. (18) Le diagnostic implique une anamnèse précise, la vérification de tout changement de l’état mental et la présence de concentrations élevées de carboxyhémoglobine dans le sang. Occasionnellement, les patients peuvent nécessiter uneventilation mécanique et des traitements pour un choc.

Parmi les signes et symptômes courants, nous retrouvons : (19)

Le cyanure est souvent un sous-produit de la combustion de matériaux domestiques. L’intoxication par le cyanure survient souvent conjointement avec une lésion par inhalation de CO. L’intoxication au cyanure abaisse le seuil létal à la fois du cyanure et du CO. (20) Le diagnostic nécessite une anamnèse précise, la vérification de tout changement de l’état mental, des concentrations de carboxyhémoglobine dans le sang supérieures à 10% (21) (22) (14) et des concentrations élevées de lactate. (18)

Pour plus d’informations, veuillez consulter Inhalation Injury (une page Physiopedia sur les lésions par inhalation, en anglais original).

Classification des brûlures ( éditer | source d’édition )

Les brûlures doivent être classées en fonction de leur gravité, c’est-à-dire de leur profondeur et de leur taille. (1) Les caractéristiques d’une brûlure peuvent varier en termes d’intensité de la douleur et de couleur de la brûlure, en fonction de sa profondeur. Soyez toujours attentif aux signes de brûlures par inhalation, qui sont fréquentes dans les cas de brûlures autour de la bouche ou du nez. Les brûlures peuvent avoir de nombreuses complications et peuvent entraîner un essoufflement, un enrouement de la voix et un stridor (respiration bruyante due à l’obstruction du passage de l’air) ou une respiration sifflante. Les démangeaisons (un signe de guérison) et l’engourdissement ou les picotements après une brûlure électrique sont des symptômes fréquents. Les brûlures peuvent avoir un impact significatif sur la santé mentale d’une personne et il faut toujours en tenir compte.

Pour plus d’informations sur la prise en charge et l’évaluation de la santé mentale d’un patient à la suite d’une brûlure ou d’un autre traumatisme, veuillez lire cet article (en anglais original).

Classification par profondeur ( edit | edit source )

Type Couches atteintes Signes et symptômes Temps de guérison Pronostic et complications
Épaisseur superficielle(anciennement brûlure au premier degré) Épiderme
  • Rouge,
  • sèche,
  • douleur,
  • pas de phlyctène
La réépithélialisation prend de 2 à 5 jours
  • Guérit bien,
  • les érythèmes solaires répétés augmentent le risque de cancer de la peau plus tard dans la vie
Épaisseur partielle superficielle (anciennement brûlure du deuxième degré) Épiderme et s’étend au derme superficiel
  • Rougeur avec une phlyctène claire;
  • blanchit sous l’effet de la pression, mais présente un remplissage capillaire rapide lorsque relâchée;
  • généralement humide;
  • très douloureuse;
  • les follicule pileux sont intacts;
  • lit de la plaie rose à rouge
La réépithélialisation prend de 1 à 2 semaines
  • Faible risque d’infection, sauf si le patient est fragilisé;
  • pas de cicatrice en général;
  • l’œdème est fréquent
Épaisseur partielle profonde(anciennement brûlure profonde du deuxième degré) S’étend au derme profond (couche réticulaire)
  • Jaune ou blanche;
  • blanchit moins à la pression que la partielle superficielle et le ralentissement du remplissage capillaire indique une lésion vasculaire;
  • les follicule pileux sont intacts;
  • la douleur est souvent absente à cette profondeur, mais cela est variable;
  • les phlyctène sont rares;
  • souvent humide et cireuse;
  • lit de la plaie présentant des teintes de rouge, de jaune et de blanc
La réépithélialisation prend de 2 à 5 semaines. Certaines nécessitent une fermeture chirurgicale
  • Cicatrices et contractures (peuvent nécessiter une excision et une greffe de peau);
  • œdème;
  • brûlures circonférentielles à risque de syndrome des loges;
  • risque accru d’infection en raison de la profondeur et de l’altération de la circulation sanguine
Brûlure de pleine épaisseur(anciennement brûlure du troisième degré) S’étend à l’ensemble du derme et se rend à l’hypoderme
  • Teintes de brun, de brun clair, de blanc cireux, de rouge cerise, parfois avec des pétéchies;
  • l’aspect peut varier du blanc cireux au gris cuir en passant par le noir carbonisé;
  • la peau est sèche et manque d’élasticité;
  • ne blanchit pas à la pression;
  • non douloureuse (les lésions des terminaisons nerveuses sont fréquentes);
  • rigide et blanche/brune;
  • initialement sans douleur;
  • follicules pileux absents;
  • l’absence de réaction de blanchiment à la pression indique une destruction des capillaires;
Prolongée (plusieurs mois) et nécessitant généralement des interventions chirurgicales pour se refermer
  • Risque accru d’infection en raison de la destruction des capillaires;
  • l’escarre, c’est-à-dire la peau morte et dénaturée, est enlevée;
  • provoque des cicatrices et de contractures;
Sous-dermiques (anciennement brûlure du quatrième degré) Destruction du derme et de l’hypoderme et send rend à la graisse, les muscles et les os sous-jacents
  • Carbonisée avec escarres;
  • sèche;
  • pas d’élasticité;
  • initialement sans douleur;
  • follicules pileux absents;
  • l’absence de réaction de blanchiment à la pression indique une destruction des capillaires
Ne guérit pas spontanément; nécessite une intervention chirurgicale et une reconstruction
  • Amputation;
  • déficiences fonctionnelles importantes;
  • mort

Les informations du tableau ont été modifiées à partir de : « Merwarth, D. Management of Burn Wounds. Burn Wound Assessment Course. Plus. » 2022.

Surface corporelle totale ( éditer | edit source )

La surface corporelle totale (SCT) est un chiffre important dans l’application de la formule de Parkland. Cette formule est la plus utilisée pour estimer la réanimation liquidienne nécessaire à un patient souffrant d’une brûlure lors de son admission à l’hôpital. Elle est généralement déterminée dans les 24 premières heures de l’admission.

Pour appliquer cette formule, il faut d’abord calculer le pourcentage de la surface corporelle endommagée. Cette valeur est généralement estimée à l’aide de la « règle des neuf de Wallace » chez les adultes (23) et la méthode de Lund-Browder chez les enfants. La méthode Lund-Browder utilise des pourcentages différents de la règle des neuf de Wallace, car le pourcentage de surface de la tête et du cou des enfants est plus grand que celui d’un adulte.

La formule de Parkland recommande 4 millilitres par kilogramme du poids corporel chez les adultes (3 millilitres par kilogramme chez les enfants) par pourcentage de surface corporelle totale brûlée de solution cristalloïde au cours des 24 premières heures de soins.(24)

4 ml/kg/%SCT (3 ml/kg/%SCT chez les enfants) = quantité totale de fluide cristalloïde pendant les 24 premières heures

Les dernières recherches ont indiqué que, même si cette méthode est toujours utilisée, les quantités de fluide doivent être constamment surveillées, en évaluant le débit urinaire, (25) afin d’éviter un apport excessif ou insuffisant. (26)

Calcul du pourcentage de brûlure de la surface corporelle totale ( éditer | edit source )

  1. La règle des neuf
  2. Méthode Lund-Browder
  3. Méthode de la surface palmaire
Les pourcentages dans la règle des neuf et la méthode Lund-Browder ( éditer | éditer la source )

Lorsque l’on utilise ces méthodes, il est important de noter qu’il existe des différences dans le pourcentage attribué à chaque région corporelle. Au départ, dans la de la règle des neuf, toutes les régions se sont vu attribuer 9 %. Cela a changé au fil des ans et l’on a tenté de diviser les régions afin d’obtenir une estimation plus précise. N’oubliez jamais que l’équipe travaillant avec le patient doit se mettre d’accord sur la méthode que l’équipe utilisera et, une fois la décisio prise, cette méthode doit être utilisée tout au long du traitement. Il est également important de noter que ces méthodes donnent une estimation du calcul de la réanimation liquidienne. La réanimation liquidienne devra être étroitement surveillée et ajustée par le diététicien.

Règle des neuf

Méthode Lund-Browder

Vous trouverez ci-dessous des formulaires vierges des fiches d’évaluation des brûlures et des plaies (en anglais original) :

(27)

Méthode de la surface palmaire ( éditer | edit source )

La règle de la paume ou méthode de la surface palmaire peut être utilisée pour estimer la surface corporelle d’une brûlure. Cette règle stipule que la paume du patient, à l’exclusion des doigts et du poignet, représente environ 1 % de la surface corporelle du patient. Lorsqu’une estimation rapide est nécessaire, le pourcentage de surface corporelle correspond au nombre de paumes du patient qu’il faudrait pour couvrir sa brûlure. Il est important d’utiliser la paume du patient et non celle du prestataire.

Modèle des zones de brûlure de Jackson ( éditer | edit source )

Le modèle de plaie par brûlure de Jackson est un modèle utilisé pour comprendre la physiopathologie d’une brûlure. Ce modèle divise la plaie en trois zones.

  • Zone de coagulation : Il s’agit de la zone située au centre de la brûlure. C’est dans cette zone de la brûlure que les lésions tissulaires sont les plus importantes.(28)
  • Zone de stase ou zone d’ischémie : Cette zone est adjacente à la zone de coagulation et, comme son nom l’indique, il s’agit d’une zone dans laquelle la circulation sanguine est ralentie en raison des lésions. Cette zone peut généralement guérir grâce à un traitement adéquat de la plaie.(28)
  • Zone d’hyperémie : Cette zone est circonférentielle (zone la plus externe) et se caractérise par des brûlures d’épaisseur superficielles et d’épaisseur partielle superficielle et présente un important remplissage capillaire. Il s’agit d’une zone où la circulation est accrue due aux vasodilatateurs, tels que l’histamine, qui sont libérés en réponse à la brûlure. Ce tissu présente un bon taux de guérison, à condition qu’il n’y ait pas de complications, telles qu’une sepsis grave ou une hypoperfusion prolongée.(28)
Jackson's Burn Model Adapted Shutterstock Image ID 686822944.jpg

Pour plus d’informations, veuillez consulter cette revue systématique concernant la classification, l’identification et le processus de guérison des brûlures (en anglais original) : A Systematic Review on Classification Identification and Healing Process of Burn Wound Healing (28)

Résumé de la physiopathologie des brûlures ( éditer | edit source )

Veuillez regarder la vidéo ci-dessous pour un résumé de la physiopathologie des brûlures (en anglais original) : (29)

Références(edit | edit source)

  1. 1.0 1.1 1.2 1.3 Jeschke MG, van Baar ME, Choudhry MA, Chung KK, Gibran NS, Logsetty S. Burn injury. Nature Reviews Disease Primers. 2020 Feb 13;6(1):1-25.
  2. 2.0 2.1 World Health Organization. Burns. 2020. Available from: https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/burns (Accessed 29th May 2022).
  3. 3.0 3.1 Hettiaratchy S, Dziewulski P. ABC of burns: pathophysiology and types of burns. BMJ. 2004;328(7453):1427-9.
  4. Nguyen, C. M., Chandler, R., Ratanshi, I. & Logsetty, S. In: Jeschke, MG, Kamolz LP, Sjöberg F. & Wolf SE. editor. Handbook of Burns Vol. 1. Springer, 2020:p529–547.
  5. Dalziel CF. Effects of electric shock on man. IRE Transactions on Medical Electronics. 1956 Jul:44-62.
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  9. 9.0 9.1 Dries DJ, Endorf FW. Inhalation injury: epidemiology, pathology, treatment strategies. Scandinavian journal of trauma, resuscitation and emergency medicine. 2013 Dec;21(1):1-5.
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  27. Medical Centric. What is Wallace rule of nines?. Available from: https://www.youtube.com/watch?v=2OWLc714x4U (last accessed 7/10/2022)
  28. 28.0 28.1 28.2 28.3 Abazari M, Ghaffari A, Rashidzadeh H, Badeleh SM, Maleki Y. A systematic review on classification, identification, and healing process of burn wound healing. The International Journal of Lower Extremity Wounds. 2022 Mar;21(1):18-30.
  29. Amando Hasudungan. Burns – Pathophysiology Available from: https://www.youtube.com/watch?v=Jaw8AKKVFRI


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