Éditeur original – Vinit Kothekar
Principaux contributeurs – Vinit Kothekar, Jess Bell, Kim Jackson, Admin, Michelle Lee, Nupur Smit Shah, Simisola Ajeyalemi , Lucinda hampton, Evan Thomas, Jo Etherton, Vidya Acharya, Rucha Gadgil, Lauren Lopez, Carin Hunter, Yigit Unalan, Wendy Walker et WikiSysop
L’International Association for Study of Pain (IASP) (Association internationale pour l’étude de la douleur) définit la douleur comme suit : « Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée ou ressemblant à celle associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle. »(1) Elle précise également que « la douleur est toujours subjective et que chaque individu apprend l’application du mot à travers ses expériences liées aux blessure au début de sa vie. »(1) L’IASP affirme également que « l’activité induite dans les nocicepteurs et les voies nociceptives par un stimulus nocif n’est pas une douleur ».(1)
Les personnes ressentant une douleur peuvent réagir en évitant toute activité et en cherchant à se reposer. Cependant, la thérapie par l’exercice peut être un traitement important pour la douleur. L’exercice et l’activité physique régulière présentent de nombreux autres avantages, notamment (2)
L’exercice et l’activité physique ne sont pas seulement bénéfiques pour les personnes en bonne santé, ils ont également des effets bénéfiques prouvés sur diverses populations de patients. (3) (4) (5) Pour cette raison, certains auteurs ont exploré l’idée que l’exercice agit comme un médicament. (6)
L’hypoalgésie induite par l’exercice est un phénomène qui a été largement étudié dans la littérature, mais les mécanismes à l’origine de ce phénomène ne sont pas entièrement compris. (7) L’hypoalgésie induite par l’exercice se caractérise « par des élévations du seuil de douleur et de tolérance, ainsi que par des réductions de l’intensité de la douleur pendant et après l’exercice. » (8)
« L’hypothèse la plus couramment testée pour expliquer l’hypoalgésie induite par l’exercice est celle qui veut que l’exercice induit une libération d’opioïdes endogènes soit au niveau des sites périphériques, spinaux et/ou centraux : tous contribuent à la modulation de la douleur. »(8) Koltyn et al. (8) notent ce qui suit à propos du mécanisme des opioïdes endogènes :
Il est toutefois important de noter que les premières recherches sur l’hypoalgésie induite par l’exercice et le mécanisme des opioïdes se sont concentrées sur des adultes et des animaux ne présentant pas de douleur et que les recherches sur les humains sont « équivoques ». (7) Il existe également des exemples d’hypoalgésie induite par l’exercice qui sont insensible aux antagonistes opioïdes ». (7)
D’autres théories sur lesquelles repose l’hypoalgésie induite par l’exercice sont examinées en détail dans Exercise-induced hypoalgesia in pain-free and chronic pain populations : state of art and future directions .
Le contrôle de la douleur est obtenu différemment selon les types d’exercices. La prescription d’une intensité et d’une fréquence d’exercice appropriées est importante pour obtenir les effets souhaités d’hypoalgésie. Il a été constaté que de nombreux physiothérapeutes « manquent de connaissances et de formation pour donner des conseils en matière d’activité physique et pour prescrire des exercices aérobiques et résistés aux personnes souffrant de douleurs musculosquelettiques ». (9) Les sections suivantes fournissent des informations sur les différents types d’exercices à utiliser pour la gestion de la douleur.
Les effets des exercices aérobiques sur la douleur ont été largement étudiés dans la littérature. L’intensité de l’exercice doit être bien tolérée pour que l’exercice soit efficace. Les exercices aérobiques devraient cibler des groupes musculaires plus importants, impliquer des contractions musculaires répétitives et élever la fréquence cardiaque au repos jusqu’à la fréquence cardiaque cible pendant au moins 20 minutes.(10) La fenêtre thérapeutique pour l’entraînement aérobique est extrêmement importante, car certaines personnes peuvent présenter une aggravation des symptômes suite à l’exercice. Les douleurs musculosquelettiques sont l’un des effets secondaires de l’exercice, et il est donc très important de trouver le bon équilibre. Trop peu d’exercice n’est pas bénéfique, mais trop d’exercice peut aggraver les symptômes.
Diverses charges de travail prescrites ont été suggérées comme étant à l’origine de l’hypoalgésie induite par l’exercice :
En 1998, Koltyn et Arbogast (12) ont constaté qu’une seule séance d’exercices résistés entraînait une réponse hypoalgésique à l’entraînement en résistance. La séance d’exercice durait 45 minutes. Les exercices comprenaient le développé couché (bench press), le tirage poitrine ou tirage vertical (pulldown) et les extensions de bras. Les paramètres suivants ont été utilisés : 3 séries de 10 répétitions à 75% du maximum de 1 répétition.(12)
Alors que le mécanisme central de l’hypoalgésie induite par l’exercice ait été proposé, il a également été constaté que la réponse à l’hypoalgésie induite par l’exercice est plus importante dans la partie du corps qui fait de l’exercice que dans les parties du corps qui n’en font pas.(13) Vaegter et al.(13) ont demandé aux participants d’effectuer deux contractions isométriques de leur biceps brachial et de leur quadriceps dominants à 30 % et 60 % de la contraction volontaire maximale. Ils ont constaté que la contraction isométrique de haute intensité de ces muscles avait un effet d’hypoalgésie induite par l’exercice local plus important que la contraction de basse intensité.
Les exercices thérapeutiques constituent le principal traitement non pharmacologique de la cervicalgie chronique, de la lombalgie chronique, du syndrome douloureux régional complexe, de la fibromyalgie, de l’arthrose et d’autres syndromes douloureux similaires. (14) (15)
O’Leary et al. (16) font état d’une réponse mécanique hypoaglesique locale immédiate avec des exercices spécifiques de la colonne cervicale chez des personnes souffrant de douleurs cervicales depuis au moins 3 mois. Les exercices comprenaient (1) une flexion cranio-cervicale avec une contraction de 10 secondes pour 10 répétitions et 10 secondes de pause entre les deux, ainsi que (2) un exercice d’endurance en flexion cervicale avec soulèvement de la tête en décubitus dorsal pour 3 séries de 10 à 12 répétitions maximum avec un repos de 30 secondes entre les séries (chaque répétition durait 3 secondes avec un intervalle de 2 secondes entre les répétitions).(16)
Une étude systémique réalisée par Hayden et al. (17) a conclu que la thérapie par exercices supervisés, qui consiste en des étirements et du renforcement, et qui est conçue individuellement, améliore la douleur et la fonction dans les conditions de maux de dos chroniques non spécifiques.
Martin et al. (18) ont conçu un programme d’exercices qui s’est avéré efficace pour traiter la fibromyalgie à court terme. Ce programme d’exercices comprenait un entraînement aérobique, des exercices d’assouplissement et un entraînement en force.
Si l’exercice est considéré comme un médicament, au même titre qu’un autre médicament, il peut avoir des effets indésirables.
Il est généralement admis que l’exercice entraîne des lésions des myofibres et que des substances telles que le lactate sont libérées, ce qui entraîne une réaction nociceptive en réponse à l’exercice. Il existe donc un risque de recrudescence des symptômes après l’exercice. L’exercice est considéré comme un facteur de stress physique et il est connu pour activer les réponses au stress dans le système neuroendocrinien. Les cliniciens doivent donc être prudents lorsqu’ils prescrivent des exercices à des personnes souffrant de douleurs. (8) L’application d’un stress physique en petites quantités avec une période de repos-récupération adéquate peut être optimale, tandis qu’un stress excessif peut augmenter la sensibilité à la douleur. (19)
L’alitement et l’immobilisation pendant plus de deux jours sont connus pour avoir des effets néfastes. (10) Les activités physiques telles que le tai-chi et le yoga peuvent améliorer considérablement le contrôle et la prévention de la douleur. La pratique ancestrale du tai-chi semble être une intervention efficace contre l’arthrose, la lombalgie et la fibromyalgie.(12) Le yoga, qui est pratiqué depuis 500 à 200 avant notre ère, est considéré comme un traitement complémentaire efficace des lombalgies chroniques.(16) Une activité physique régulière permet de prévenir les raideurs articulaires, les contractures musculaires et d’améliorer la circulation sanguine. D’autres activités physiques comme la natation et la marche peuvent également être efficaces pour diminuer la douleur et améliorer la fonction. Une étude réalisée par Ickmans et al. (20) souligne le rôle important que les programmes de réadaptation peuvent jouer dans le traitement à long terme des personnes souffrant de douleur chronique.
Lorsqu’on prescrit de l’exercice pour le traitement de la douleur, il est important de :