Rééducation après une reconstruction du LCA – Retour au jeu et prévention des récidives

Récidive de lésion du LCA ( edit | edit source )

Malgré les progrès des procédures chirurgicales, les résultats suite à une reconstruction du LCA restent médiocres. Moins de 50 % des athlètes sont en mesure de retrouver leur niveau de performance d’avant la blessure. (1) De plus, ceux qui ont repris le sport avec succès sont à risque de récidive.

L’incidence d’une lésion du LCA au cours des deux premières années suivant la reconstruction est estimée à 6 fois supérieure à celle des personnes qui n’ont pas subi de lésion du LCA. Cette incidence est beaucoup plus élevée chez les athlètes féminines. (2) Une étude a révélé que 29,5 % des patients ont subi une récidive dans les 24 premiers mois – 20,5 % des blessures étaient controlatérales (c’est-à-dire que les patients ont blessé leur genou qui était précédemment sain) et 9 % étaient ipsilatérales (c’est-à-dire qu’il y a eu une rupture de la reconstruction). (2) Le risque de récidive est présent jusqu’à 5 ans après la blessure. (3) Le côté greffé a moins de chances de se léser à nouveau si l’individu réussit les tests de retour au jeu, mais cela ne semble pas être le cas pour le côté controlatéral.(4)

Facteurs de risque des récidives ( edit | edit source )

Les facteurs de risque d’une première lésion du LCA et d’une récidive ont été largement étudiés dans la littérature. Des facteurs biomécaniques tels que des schémas anormaux de répartition des charges sur le genou, un moment d’abduction (valgus) du genou plus important chez les femmes (5) , des différences d’un côté à l’autre des membres inférieurs, le déplacement du tronc dans le plan frontal (6) et une activation réduite des fléchisseurs des membres inférieurs lors du saut vertical (5) ont été associées à des lésions du LCA.

Le déficit de force du quadriceps est un problème persistant courant après la chirurgie (7) qui se manifeste par des schémas de charge anormaux lors de la marche et des activités sportives. Un déficit d’environ 20 % de la force du quadriceps par rapport au côté opposé est constaté chez les athlètes après une reconstruction du LCA. Cependant, même un « indice du quadriceps » (rapport entre la force du muscle du côté atteint et du côté sain) de 90 % n’est pas nécessairement associé à un contrôle neuromusculaire normal.

Quatre déficits de contrôle neuromusculaire sont considérés comme des facteurs de risque d’une seconde lésion du LCA (5) :

  • déficits de contrôle de la rotation de la hanche ;
  • mouvement excessif du genou dans le plan frontal;
  • déficits des muscles fléchisseurs du genou;
  • déficits du contrôle postural.

L’asymétrie de la cinématique et les différences de bras de levier entre les articulations du côté impliqué et du côté sain sont un autre facteur qui continue à se manifester des années après la chirurgie. (8) L’asymétrie, après un an de suivi, d’une différence de circonférence de la cuisse de plus de 2,5 cm, s’est avérée être un facteur prédictif significatif d’une récidive. (9)

Les schémas de mouvement anormaux sont souvent bilatéraux, avec des modifications de la cinétique et de la cinématique se manifestant dans les deux genoux. Des études rapportent des pics plus élevés dans les angles du genou, les couples et des forces articulaires par rapport aux témoins. (7) Des analyses biomécaniques tridimensionnelles et des tests de stabilité posturale ont révélé des modifications du moment de rotation de la hanche lors de la réception du côté non affecté ainsi qu’un mouvement du genou dans le plan frontal lors de la réception, des asymétries de mouvement du genou dans le plan sagittal lors du contact initial et des déficits de stabilité posturale au membre ayant subi la chirurgie de reconstruction. (10)

Le développement de stratégies compensatoires de la hanche non affectée est considéré comme le principal prédicteur du risque chez les athlètes ayant subi une deuxième lésion du LCA dans l’année qui suit le retour au jeu (10) . Il est donc nécessaire d’inclure les deux membres inférieurs dans la rééducation. (7)

Le sexe peut être un facteur contribuant à une deuxième lésion du LCA. La rupture du greffon est plus susceptible de se produire chez les hommes, selon une cohorte de 15 ans. (11) Dans une autre étude, aucune différence n’a été observée entre les sexes en ce qui concerne la rupture du greffon, mais l’incidence d’une blessure controlatérale était plus élevée chez les athlètes féminines. (12)

Les jeunes athlètes sont plus à risque de récidive et de subir une blessure controlatérale. (7)

La retour au jeu précoce moins de 9,5 mois après l’intervention chirurgicale s’est avérée être un facteur prédictif significatif de récidive. (9)

Prévention des récidives ( edit | edit source )

Une récidive et la nécessité de subir une seconde reconstruction du LCA exposent l’articulation du genou à des complications dévastatrices telles que l’arthrose, l’instabilité du genou et la difficulté à reprendre le sport. Environ 25 % des athlètes subissent une deuxième chirurgie dans les 6 ans qui suivent la première chirurgie de reconstruction du LCA. (13)

Il est important de comprendre les facteurs de risque associés à une récidive pour cibler tous les déficits possibles dans le programme de rééducation.

La symétrie bilatérale du quadriceps est essentielle à la reprise du sport et à la prévention d’une récidive. Le rapport de force ischiojambiers/quadriceps est un autre facteur important à prendre en compte dans la rééducation. L’objectif est d’atteindre un rapport de force d’au moins 85 % avant de reprendre le sport. (7)

Les tests de pliométrie sur une seule jambe peuvent donner au clinicien un aperçu du fonctionnement du membre atteint et des différences entre les deux côtés. Les résultats de ces tests doivent être pris en compte lors de l’élaboration du plan de rééducation. (7)

Une étude a fait état de 38,2 % de récidive chez les athlètes qui n’avaient pas satisfait aux critères de retour au jeu, contre 5,6 % chez ceux qui avaient satisfait à ces critères. La même étude estime à 84% la réduction des taux de récidive de blessure au genou chez les patients qui satisfont aux critères de retour au jeu. (14)

Le moment du retour au jeu joue-t-il un rôle dans la prévention d’une récidive ?

Une étude rapporte une réduction significative de 51 % pour chaque mois où le retour au jeu est repoussé jusqu’à 9 mois après la chirurgie, après quoi aucune réduction supplémentaire du risque n’a été observée. Retarder le retour au jeu à 9 mois donne suffisamment de temps pour remettre l’athlète en forme et l’entraîner à tous les exercices spécifiques nécessaires à son sport afin d’éviter l’instabilité et les récidives.(14)

Une autre étude préconise de retourner les athlètes particulièrement jeunes au jeu seulement deux ans après la reconstruction du ligament croisé antérieur. Cette recommandation est due à l’incidence accrue d’une deuxième lésion du LCA dans les deux ans suivant la chirurgie et au fait que la santé et la fonction biologiques de l’articulation du genou sont plus proches des valeurs d’avant la blessure autour de deux ans post-chirurgie. (15)

L’influence des facteurs psychologiques

La peur liée à la douleur joue un rôle clé dans la distinction des athlètes qui risquent de ne pas pouvoir retrouver leur niveau d’avant la blessure. Le manque de confiance et la peur de se blesser à nouveau sont considérés comme des facteurs influençant la fonction. (16) Pour ces raisons, l’évaluation de ces facteurs doit être incluse dans le plan de prise en charge. (17)

Le modèle peur-évitement, la théorie de l’autoefficacité, le stress, le soutien social et l’identité sportive expliquent l’incapacité à reprendre le sport chez les athlètes avec un niveau de fonction complet et permettent de prédire les résultats après l’intervention chirurgicale. (18)

La motivation joue également un rôle lorsqu’il s’agit d’impliquer un athlète dans le plan de rééducation (45% des athlètes de niveau communautaire abandonnent la rééducation supervisée 3 mois après la reconstruction du LCA (14) ) et pour franchir toutes les phases de la rééducation en vue d’un retour au jeu. Un athlète peut se sentir prêt et compétitif avant d’avoir franchi toutes les phases et peut abandonner la rééducation avant de satisfaire à tous les critères requis pour reprendre le sport. Une éducation du patient de qualité, l’élaboration d’objectifs, une rétroaction fréquente et l’individualisation du plan de rééducation sont autant d’éléments recommandés pour stimuler la motivation. (19)

Prédiction des résultats fonctionnels après la chirurgie ( edit | edit source )

Des facteurs tels que l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle (IMC), le tabagisme, les blessures concomitantes, et les déficiences physiques avant et après la chirurgie ont une influence sur les résultats attendus après la chirurgie. Cependant, ils n’expliquent pas la variabilité de la fonction du genou après la reconstruction du LCA et la rééducation. Récemment, il a été démontré qu’il existe une forte corrélation entre la force du quadriceps à un stade précoce et la force du quadriceps à un stade avancé. Plus la force est récupérée rapidement, plus le patient sera performant par la suite. (20) (21)

Logerstedt et al. (22) ont rapporté que les tests de saut unipodal (« Single Hop Leg Tests ») effectués 6 mois après la reconstruction du LCA peuvent prédire la probabilité d’une réussite ou d’un échec 1 an après la reconstruction du LCA. Parmi les 4 tests de saut unipodal (« Single Hop Leg Test »), le test de sauts sur 6 m chronométré (« 6-m Timed Hop test ») et le test des sauts croisés (« Crossover Hop test ») ont été les meilleurs prédicteurs. Le test de sauts sur 6 m chronométré (« 6-m Timed Hop test ») sollicite le contrôle neuromusculaire du genou, mettant ainsi en évidence les asymétries. Effectuer ces tests six mois après la chirurgie avant de reprendre l’entraînement spécifique au sport laisse suffisamment de temps pour aborder les déficits susceptibles de contribuer à une récidive.

Les facteurs suivants, s’ils sont présents, peuvent prédire un retour à l’état antérieur à la blessure (23) :

  • moins d’épanchement au niveau du genou;
  • moins d’épisodes de dérobement du genou;
  • une intensité moindre de la douleur au genou;
  • un rapport entre le pic de couple du quadriceps et le poids corporel plus élevé;
  • un résultat plus élevé au « Subjective Knee Evaluation Form » (questionnaire d’évaluation subjective du genou) de l’ « International Knee Documentation Committee» (comité international de documentation du genou);
  • moins de kinésiophobie.

Retour au jeu ( edit | edit source )

Compte tenu de l’incidence élevée des nouvelles blessures et des résultats médiocres de la reconstruction du LCA, un protocole de retour au sport est devenu nécessaire.

Myer et al(24) ont proposé quatre phases d’un protocole de rééducation avancée pour traiter les déficits courants observés chez les athlètes après une reconstruction du LCA :

phase 1 : stabilisation dynamique et renforcement du tronc;

phase 2: renforcement fonctionnel;

phase 3: développement de la puissance;

phase 4: symétrie des performances sportives.

L’objectif de ce protocole est de rétablir de manière optimale la capacité fonctionnelle des athlètes en ciblant les déficits neuromusculaires afin de minimiser les taux de récidive. ATTENTION : Veuillez noter que les protocoles et directives post-chirurgicaux varient d’un chirurgien à l’autre. Consultez le chirurgien responsable si vous avez des questions sur le traitement dans votre contexte spécifique et tenez compte des directives de votre milieu.

Il est essentiel de surveiller les signes de sollicitation excessive à toutes les phases afin de prévenir les effets indésirables. (24)

Phase 1 : Stabilisation dynamique et renforcement du tronc ( edit | edit source )

Objectifs de cette phase :

  • amélioration de la capacité fonctionnelle de mise en charge unipodale pour tolérer des angles de flexion du genou plus importants;
  • amélioration de la symétrie des membres inférieurs;
  • amélioration de l’équilibre unipodal en chaîne fermée.

Une musculature du tronc (« core ») forte permet à l’athlète de contrôler la décélération de son centre de masse tout en conservant une stabilité posturale et d’accélérer rapidement sa masse grâce à une force contrôlée. La faiblesse et les déficits de la musculature du tronc et de la hanche sont corrélés à des anomalies biomécaniques et à des lésions du LCA, en particulier chez les athlètes féminines. (5) (25)

Avant de passer au renforcement du tronc, l’équilibre, la proprioception et les troubles de la démarche doivent être abordés avec soin.

Il est important de noter qu’un athlète peut avoir une mobilité articulaire anatomique complète mais que des asymétries et des déficits peuvent être présents lors d’activités fonctionnelles. (24) La prise en charge de ces déficits permettra de progresser en vitesse et en intensité à la course sans douleur et sans récidive. Les déficits dans le rythme des foulées et la symétrie peuvent être détectés par une évaluation auditive du contact des pieds au sol. La douleur, en particulier la douleur fémoropatellaire, ou les déficits de mobilité articulaire sont des facteurs qui contribuent au déséquilibre du patron de sprint. La marche ou course à reculons est un moyen de réduire la douleur fémoropatellaire et d’aider l’athlète à progresser lors de cette phase et peut aussi aider à augmenter la force au quadriceps. (24)

Exemples d’exercices à cette phase :

Single leg dead lift.jpg Bilateral knee balance on BOSU.jpg
Bridge on BOSU.jpg Wall squat with stability ball.jpg

Chaque athlète nécessitera des variations personnalisées en fonction de ses caractéristiques indivudelles et celles de son sport.

L’intensité des exercices doit être constamment modifiée pour mettre l’équilibre et la proprioception au défi. La modification de la posture, le changement d’une surface instable à une autre, le changement de vitesse, l’ajout d’une compétence spécifique au sport et/ou d’un mouvement inattendu sont autant de moyens de mettre à l’épreuve la stabilité et l’équilibre.

Dans une mise à jour sur la pratique clinique fondée sur les données probantes, les recommandations suivantes sont formulées : (26)

  • les exercices isométriques du quadriceps sont considérés comme sécuritaires dès la première semaine suivant la reconstruction du LCA;
  • le renforcement excentrique du quadriceps en chaîne cinématique fermée 3 semaines après la reconstruction du LCA est considéré comme sécuritaire et conduit à une plus grande amélioration de la force du quadriceps par rapport au renforcement concentrique;
  • un entraînement neuromusculaire est important pour compléter l’entraînement en force, car il améliore les mesures de résultats autodéclarées.

Phase 2 : Renforcement fonctionnel ( edit | edit source )

Objectifs de cette phase :

  • augmentation de la force des membres inférieurs en situation de non mise en charge;
  • amélioration de la mise en charge sur les deux membres inférieurs dans les activités nécessitant une station bipodale;
  • amélioration des stratégies de réduction de la force lors de le réception unipodale.

Les exercices de renforcement du tronc et de stabilisation dynamique se poursuivant tout au long de cette phase, et le renforcement progressif des membres inférieurs est introduit. La résistance est augmentée progressivement et fréquemment, sans compromettre l’exécution adéquate de l’exercice.

Il a été démontré que l’entraînement à reculons, par exemple la course à reculons sur un tapis roulant ou le saut vers l’arrière, augmente l’activation fonctionnelle du quadriceps et limite la douleur fémoropatellaire. (27) (28)

Exemples d’exercices à cette phase :

Lateral step down BOSU.jpg Single leg squat BOSU.gif
Table-top crunches.gif Single Leg Bridge on Ball.png
Hamstrings curl on swiss ball.gif Lateral lunges.gif

Phase 3 : Développement de la puissance ( edit | edit source )

À cette phase, le développement de la puissance du membre inférieur est l’objectif principal. De plus, les athlètes sont entraînés de manière à résister à la fatigue et à effectuer des exercices de pliométrie avec une bonne biomécanique. (24) L’entraînement comprend des sauts plyométriques multiplanaires bipodaux d’intensité moyenne et des sauts unipodaux d’intensité légère.

Vous devez offrir une rétroaction à l’athlète et lui apprendre à atterrir en douceur et à contrôler son genou dans le plan frontal.

La combinaison de la pliométrie et de l’entraînement en force améliore la performance lors des sauts et la force des membres inférieurs. (29) L’ajout de l’entraînement neuromusculaire à la pliométrie, l’entraînement du tronc et l’entraînement en vitesse a donné de très bons résultats lors des mesures de performance. (24)

Exemples d’exercices à cette phase :

Single leg X hop.jpg Barbell back squat.gif
Nordic hamstring curls.gif Lateral crunches.jpg
Jump Forward and Back.png Back extensio on swiss ball.jpg

Phase 4 : Symétrie des performances sportives ( edit | edit source )

À ce stade, les athlètes sont entraînés de manière à utiliser une biomécanique sécuritaire (flexion accrue du genou, abduction (valgus) réduite du genou ainsi que forces et mouvements symétriques entre les membres inférieurs) dans des exercices pliométriques de haute intensité, à générer une puissance symétrique entre les deux membres inférieurs et à apprendre à améliorer leur confiance à maintenir la stabilité dynamique du genou lors d’activités de changement de direction de haute intensité.(24)

La rétroaction verbale et visuelle est importante durant cette phase.

L’augmentation de l’angle en valgus est un facteur qui contribue aux blessures, en particulier chez les femmes. Les charges en valgus sur le genou peuvent doubler lors de changements de direction (« cutting ») imprévus. En apprenant aux athlètes à utiliser des techniques de mouvement qui produisent de faibles moments d’abduction du genou lors des mouvements pouvant soumettre l’articulation à des charges élevées, ils peuvent en fin de compte réduire le risque de blessure (24) .

Exemples d’exercices à cette phase :

Lunge jump.jpg

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Critères de retour au jeu ( edit | edit source )

Des déficits de force musculaire et de l’équilibre sont constatés des mois après la chirurgie, tant au genou ayant subi la chirurgie qu’au membre controlatéral. (35) Une cinématique anormale du genou a été constatée jusqu’à un an après la chirurgie. (36)

Une étude systématique réalisée par Barber-Westin et ses collègues (35) a examiné les critères de retour au jeu dans de nombreuses études et a conclu que pour obtenir l’autorisation de reprendre le sport, l’athlète doit démontrer :

  • un déficit de moins de 10 % de la force du quadriceps et des ischiojambiers lors d’un test isocinétique à 180°/s et 300°/s;
  • un déficit de symétrie des membres inférieurs inférieur à 15 % lors des tests de sauts unipodaux « Single-Leg Hop Test » incluant le test du saut simple (« Single Hop »), le test du triple saut « Triple Hop » , le test des sauts croisés (« Crossover Hop ») et le test des sauts chronométré (« Timed Hop »); (20)
  • moins de 3 mm d’augmentation du déplacement tibial antéropostérieur lors du test de Lachman ou de l’arthromètre du genou;
  • lors du test de descente-saut d’une boîte (« drop-jump test ») filmé, plus de 60 % de distance de séparation normalisée entre les genoux;
  • absence d’épanchement;
  • une mobilité articulaire complète au genou;
  • mobilité patellaire normale;
  • peu ou pas de crépitation patellaire;
  • activités indolores et sans gonflement.

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Le résultat du questionnaire de l’ « International Knee Documentation Committee » est un excellent outil pour évaluer la fonction du genou et différencier une fonction élevée du genou d’une fonction faible. (22)

Les « Single-Leg Hop Test » (tests de sauts unipodaux) évaluent différents aspects tels que la performance, la force, le contrôle neuromusculaire, la confiance envers le membre inférieur et la capacité à tolérer des charges liées à des activités sportives spécifiques. Des déficits spécifiques peuvent être détectés grâce à ces tests, ce qui permet au clinicien de s’y attaquer dans le cadre du plan de rééducation et de donner une idée du délai du retour au jeu. (22)

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