Rédactrice originale – Naomi O’Reilly.
Principaux collaborateurs – Naomi O’Reilly , Arnold Fredrick D’Souza, Stacy Schiurring , Kim Jackson , Jess Bell , Admin , Abbey Wright, Tarina van der Stockt , Rucha Gadgil et Olajumoke Ogunleye
Avertissement : le toucher rectal impliquant une pression anale profonde et une contraction anale volontaire est abordé sur cette page. Il s’agit d’une technique d’évaluation invasive et avancée qui ne doit être pratiquée qu’après avoir démontré sa compétence dans le cadre d’un mentorat en personne.
Une lésion médullaire (LM) traumatique est un événement qui change une vie et qui peut affecter les patients à la fois physiquement et émotionnellement. L’incidence mondiale des lésions médullaires traumatiques est d’environ 10,5 cas pour 100 000 personnes. Selon une étude systématique et une méta-analyse réalisées en 2022, l’incidence des lésions médullaires traumatiques est plus élevée dans les pays à revenu faible ou moyen (13,69 pour 100 000 personnes) que dans les pays à revenu élevé (8,72 pour 100 000 personnes).(1)
Pour une révision de la lésion médullaire, lire cet article.
Les lésions médullaires peuvent gravement altérer ou interrompre la conduction des signaux sensitifs et moteurs, ainsi que les fonctions du système nerveux autonome. Une évaluation systématique des dermatomes et des myotomes permet aux cliniciens de déterminer les segments médullaires qui sont touchés.
Les « International Standards for Neurological Classification of Spinal Cord Injury » (ISNCSCI, normes internationales pour la classification neurologique des lésions médullaires), communément appelées « examen ASIA », ont été élaborées par l’« American Spinal Injury Association » (ASIA, association américaine des lésions médullaires). (2)
L’évaluation ASIA est un examen physique standardisé qui consiste en :
À l’issue de ces trois étapes, un degré de déficience et un niveau de lésion sont attribués. Cette désignation peut ensuite être utilisée pour établir un pronostic de réadaptation, pour guider les interventions thérapeutiques et pour faciliter la communication multidisciplinaire.
Les objectifs de l’échelle ASIA est :
Il convient de noter que les patients atteints d’une lésion médullaire aiguë présentent une sidération médullaire (choc spinal), qui est « un état aigu de diminution de la fonction spinale caractérisé par la perte de toutes les fonctions sensorimotrices caudales au site de la lésion. » La sidération médullaire est un état transitoire. Par conséquent, l’examen neurologique initial peut être trompeur. Une évaluation continuelle et permanente au cours des jours qui suivent la blessure initiale est essentielle pour déterminer l’étendue réelle de la lésion médullaire d’un patient.(4)
Les points clés sensitifs des dermatomes allant de C2 à S5 sont facilement localisés par rapport aux repères anatomiques osseux. Ils sont testés bilatéralement en utilisant le toucher léger (LT pour « light touch ») et la piqûre (PP pour « pin-prick ») (discrimination pic-touche). Des objets courants en milieu clinique sont utilisés, tels qu’un coton-tige pour le toucher léger et un « neurotips » ou une épingle de sûreté pour la piqûre. La sensibilité au toucher léger et à la piqûre à chacun des points clés sont comparés à la sensibilité sur la joue du patient, qui constitue un cadre de référence de la normalité.(3)
Une échelle de trois points est utilisée pour l’évaluation sensitive :
| 0 | = | Absente |
| 1 | = | Diminuée – Appréciation altérée ou partielle, y compris hyperesthésie |
| 2 | = | Normale – Semblable à celle de la joue |
| NT | = | Non testable |
La cote « non testable » est inscrite lorsqu’un point clé sensitif ne peut être évalué pour quelque raison que ce soit, comme un plâtre, une brûlure ou une amputation. Dans un tel cas, les scores sensitifs pour ce côté du corps et le score sensitif total ne peuvent pas être déterminés. Le niveau neurologique doit toujours être déterminé aussi précisément que possible, mais le score sensitif et le degré de déficience (discuté ci-dessous) doivent être testés à nouveau et déterminés à un moment ultérieur.
Consulter la section des Ressources à la fin de cet article pour des exemples vidéo de tests du dermatome sur tous les points clés sensitifs (en anglais original).
| Niveau | Description des points clés pour les tests sensitifs |
|---|---|
| C2 | 1 cm en latéral de la protubérance occipitale |
| C3 | Fosse supraclaviculaire au niveau de la ligne médioclaviculaire |
| C4 | Articulation acromioclaviculaire |
| C5 | Bord radial du pli du coude (tout juste proximal au pli du coude) |
| C6 | Face dorsale de la phalange proximale du pouce |
| C7 | Face dorsale de la phalange proximale du majeur |
| C8 | Face dorsale de la phalange proximale de l’auriculaire |
| T1 | Bord ulnaire du pli du coude (tout juste proximal à l’épicondyle médiale de l’humérus) |
| T2 | Apex du creux axillaire |
| T3 | 3e espace intercostal au niveau de la ligne médioclaviculaire |
| T4 | 4e espace intercostal au niveau de la ligne mamelonnaire |
| T5 | 5e espace intercostal, au niveau de la ligne médioclaviculaire, à mi-chemin entre T4 et T6 |
| T6 | 6e espace intercostal, au niveau de la ligne médioclaviculaire et au niveau du processus xiphoïde |
| T7 | 7e espace intercostal, au niveau de la ligne médioclaviculaire, à mi-chemin entre T6 et T8 – quart de la distance entre le niveau du processus xyphoïde et l’ombilic |
| T8 | 8e espace intercostal, au niveau de la ligne médioclaviculaire, à mi-chemin entre T6 et T10 – moitié de la distance entre le niveau du processus xyphoïde et l’ombilic |
| T9 | 9e espace intercostal, , au niveau de la ligne médioclaviculaire, à mi-chemin entre T8 et T10 – trois quarts de la distance entre le niveau du processus xyphoïde et l’ombilic |
| T10 | 10e espace intercostal, au niveau de la ligne médioclaviculaire et au niveau de l’ombilic |
| T11 | 11e espace intercostal, au niveau de la ligne médioclaviculaire, à mi-chemin entre T10 et T12 – à mi-chemin entre le niveau de l’ombilic et le ligament inguinal |
| T12 | Point médian du ligament inguinal, au niveau de la ligne médioclaviculaire |
| L1 | À mi-chemin entre le point sensitif de T12 et L1 |
| L2 | Face antéromédiale de la cuisse, au milieu du tracé reliant le milieu du ligament inguinal et le condyle fémoral médial. |
| L3 | Condyle fémoral médial au-dessus du genou |
| L4 | Malléole médiale |
| L5 | Face dorsale du pied, au niveau de la 3e articulation métatarsophalangienne |
| S1 | Face latérale du calcanéum |
| S2 | Au milieu du creux poplité |
| S3 | Tubérosité ischiatique ou pli fessier |
| S4 – 5 | Zone périanale, < 1 cm latéralement à la jonction cutanéomuqueux |
Les informations contenues dans le tableau ci-dessus sont adaptées de la version 2011 de l’« International Standards for Neurological Classification of Spinal Cord Injury ».(3)
L’examinateur exerce une légère pression avec son index ganté et lubrifié sur la paroi anorectale interne, qui est innervée par les composantes somatosensitives du nerf pudendal (S4-5). La pression perçue est cotée comme absente ou présente. Toute sensation de pression reproductible ressentie dans la région anale au cours de cette partie de l’évaluation signifie que le patient souffre d’une lésion sensitive incomplète. L’évaluation de la pression anale profonde peut ne pas être nécessaire chez les personnes qui ont une sensibilité au toucher léger ou à la piqûre à S4-5, car elles seront déjà identifiées comme ayant une lésion sensorielle incomplète.(3)
Sujet spécial : Le toucher rectal (TR) dans la recherche
Il y a de plus en plus de preuves que le TR dans l’évaluation des lésions médullaires traumatiques n’est ni valide ni fidèle. Une étude systématique réalisée en 2022 par Docimo et al. (5) a révélé que la sensibilité du TR variait de 0 à 50 % pour la détection des lésions médullaires et urétrales chez les adultes victimes de traumatismes. Cette étude a montré que l’utilisation du TR chez les patients traumatisés a une validité et une fidélité limitées, voire inexistantes, pour évaluer les lésions de la médullaire et urétrales, et qu’elle n’a finalement pas influencé la prise en charge de ces lésions.(5)
Une autre étude réalisée par Beeton et al. (6) a constaté que le TR avait une sensibilité et une spécificité médiocres pour les lésions médullaires et ne l’a pas recommandé comme outil de dépistage pour cette population de patients.
Pour le moment, la version 2019 de l’examen ASIA continue d’utiliser le TR dans le cadre de l’évaluation et de la classification des lésions médullaires.
Le niveau sensitif d’un patient est défini comme le dermatome le plus caudal qui est intact (sain) pour la sensibilité au toucher léger et à la piqûre. Le niveau sensitif est déterminé par l’évaluation des points clés sensitifs de chacun des 28 dermatomes de chaque côté du corps, comme nous l’avons vu plus haut. Le niveau sensitif est le niveau du dermatome intact situé immédiatement au-dessus du premier niveau du dermatome présentant une altération ou une absence de sensibilité au toucher léger ou à la piqûre. Il doit être déterminé pour chaque côté du corps, car les côtés droit et gauche peuvent être différents.
Jusqu’à quatre niveaux sensitifs peuvent être obtenus pour chaque dermatome :
Le niveau sensitif unique global est le point sensitif intact le plus caudal.(3)
Les scores sensitifs de chaque dermatome pour le toucher léger (jaune sur l’image ci-dessus) et la piqûre (vert sur l’image ci-dessus) peuvent être additionnés pour tous les dermatomes et pour les côtés du corps, droit et gauche, afin de générer deux scores sensitifs sommaires.
L’examen moteur consiste à évaluer cinq groupes musculaires spécifiques des membres supérieurs et cinq groupes musculaires spécifiques des membres inférieurs. Les muscles évalués représentent les principaux myotomes cervicaux et lombaires.
Les muscles clés des 10 myotomes pairés sont testés de façon bilatérale. Un positionnement et une stabilisation incorrects peuvent entraîner une compensation par d’autres muscles et ne refléteront pas fidèlement la fonction musculaire évaluée.(3)
Sujet spécial : Précautions pour le rachis
- Il convient de prendre des précautions pour le rachis chez tous les patients ayant subi une lésion traumatique aiguë jusqu’à ce qu’une fracture vertébrale soit exclue. Les précautions à prendre consistent à limiter la flexion, l’extension, les rotations et torsions du rachis afin d’éviter d’aggraver une lésion médullaire.(7)
- L’utilisation d’un collier cervical lorsque l’on soupçonne une fracture du rachis cervical est un protocole d’urgence standard. La recherche démontre que l’utilisation de colliers cervicaux peut élever la pression intracrânienne ou la pression du liquide céphalorachidien, entraîner des lésions cutanées et augmenter le risque d’aspiration chez les personnes âgées. Il est important d’exclure les lésions du rachis cervical aussi rapidement que possible afin de pouvoir retirer le collier cervical en toute sécurité.(8)
- Pour tout patient chez qui l’on soupçonne une lésion traumatique aiguë au-dessous du niveau squelettique T8, la hanche ne doit pas être fléchie activement ou passivement au-delà de 90° en raison de l’augmentation du stress cyphotique exercé sur le rachis lombaire. Ainsi, il faut plutôt procéder à un test isométrique unilatéral pour s’assurer que la hanche controlatérale reste en extension afin de stabiliser le bassin.(3)
Une échelle de six points est utilisée pour la cotation de la fonction musculaire :
| 0 | = | Paralysie totale |
| 1 | = | Contraction palpable ou visible |
| 2 | = | Amplitude de mouvement active complète, sans gravité |
| 3 | = | Amplitude de mouvement active complète, contre gravité |
| 4 | = | Amplitude de mouvement active complète, contre gravité et contre résistance modérée dans une position musculaire spécifique |
| 5 | = | Amplitude de mouvement active normale et complète, contre gravité et contre résistance maximale, dans une position musculaire spécifique, attendue chez une personne sans déficience. |
| 5* | = | Amplitude de mouvement active normale et complète, contre gravité et contre résistance suffisante pour être considérée comme normale si des facteurs d’inhibition identifiés, tels que la douleur ou la non-utilisation, n’étaient pas présents |
| NT | = | Non testable, par exemple en raison d’une immobilisation, d’une douleur sévère telle que le patient ne peut être évalué, d’une amputation du membre ou d’une contracture de >50 % de l’amplitude de mouvement |
Consulter la section Ressources à la fin de cet article pour des vidéos de démonstrations, en anglais orignal, des tests moteurs des 10 myotomes.
| Niveau | Muscles et fonction musculaires clés | Description de la position du test de la fonction musculaire pour la cote 4 ou 5 |
|---|---|---|
| C5 | Flexion du coude
|
Coude fléchi à 90 degrés, avant-bras en supination |
| C6 | Extension du poignet
|
Extension complète du poignet |
| C7 | Extension du coude
|
Épaule en rotation neutre, en position neutre d’abduction/adduction et à 90 degrés de flexion, avec le coude à 45 degrés de flexion |
| C8 | Flexion du majeur
|
Phalange distale complètement fléchie avec les articulations proximales du doigt stabilisée en extension |
| T1 | Abduction de l’auriculaire
|
Abduction complète des doigts |
| L2 | Flexion de la hanche
|
Hanche fléchie à 90 degrés |
| L3 | Extension du genou
|
Genou fléchi à 15 degrés |
| L4 | Flexion dorsale de la cheville
|
Flexion dorsale complète |
| L5 | Extension de l’hallux
|
Extension complète de l’hallux |
| S1 | Flexion plantaire de la cheville
|
Hanche en position neutre, genou en extension complète et cheville en flexion plantaire complète |
Les informations du tableau ci-dessus sont adaptées de Burns et al.(3)
Le muscle sphincter externe de l’anus est innervé par les composantes somatomotrices du nerf pudendal (S2-4). L’évaluateur introduit un doigt ganté et lubrifié dans le sphincter anal externe et demande au patient de « serrer comme pour retenir une selle ». La contraction est cotée comme absente (0) ou présente (1).
Le niveau moteur est défini par la fonction musculaire clé la plus basse qui a une cote d’au moins 3 (lors du test en décubitus dorsal), à condition que les fonctions musculaires clés des segments au-dessus de ce niveau soient jugées intactes (cote de 5). Comme décrit ci-dessus, le niveau moteur est déterminé en examinant la fonction musculaire clé dans chacun des dix myotomes de chaque côté du corps. Dans les régions où il n’y a pas de myotomes cliniquement testables (c’est-à-dire C1 à C4, T2 à L1, et S2 à S5), le niveau moteur est présumé être le même que le niveau sensitif, si la fonction motrice testable au-dessus de ce niveau est également normale.(3)
Les cotes motrices de chaque myotome peuvent être additionnées pour les myotomes et les côtés du corps, droit et gauche, afin de générer une cotation motrice unique pour chacun des membres supérieurs et des membres inférieurs.
Le niveau neurologique de la lésion est déterminé en identifiant le segment le plus caudal de la moelle épinière avec une sensibilité intacte et une force musculaire antigravitaire (cote 3 ou plus) des deux côtés du corps, à condition qu’il y ait une fonction sensitive et motrice normale/intacte (cote 5) au niveau rostral.
Les lésions médullaires sont classées en termes généraux comme étant neurologiquement « complètes » ou « incomplètes » en fonction de l’épargne sacrée. L’épargne sacrée « se réfère à la présence d’une fonction sensitive ou motrice dans les segments sacrés les plus caudaux, telle que déterminée par l’évaluation (c’est-à-dire la préservation de la sensibilité au toucher léger ou à la piqûre du dermatome S4-S5, la pression anale profonde ou la contraction volontaire du sphincter anal)»(3).
Lésion complète : absence d’épargne sacrée, c’est-à-dire aucune fonction sensitive ou motrice dans le territoire S4-S5
Lésion incomplète : présence d’une épargne sacrée, c’est-à-dire préservation partielle de la fonction sensitive et/ou motrice dans le territoire S4-S5.
Incomplète sensitive : épargne sacrée de la fonction sensitive
Incomplète motrice : épargne sacrée de la fonction motrice, ou épargne sacrée de la fonction sensitive et motrice à plus de trois niveaux au-dessous du niveau de la lésion
| Cote | Type de lésion | Description de la lésion |
|---|---|---|
| A | Complète | Aucune fonction sensitive ou motrice n’est préservée dans les segments sacrés S4-S5, aucune épargne sacrée |
| B | Incomplète sensitive | La fonction sensitive mais pas motrice est préservée au dessous du niveau lésionnel, en particulier aux segments sacrés S4-S5, ET aucune fonction motrice n’est préservée à plus de trois niveaux en dessous du niveau moteur de chaque côté du corps |
| C | Incomplète motrice | La fonction motrice est préservée en dessous du niveau neurologique ET plus de la moitié des fonctions musculaires clés situées sous le niveau neurologique de la lésion ont une cote musculaire inférieur à 3 (cotes de 0 à 2) |
| D | Incomplète motrice | La fonction motrice est préservée en dessous du niveau neurologique ET au moins la moitié (la moitié ou plus) des fonctions musculaires clés situées sous le niveau neurologique de la lésion ont une cote musculaire ≥ 3 |
| E | Normale | Si la sensibilité et la fonction motrice sont considérées comme normales dans tous les segments, ET le patient présentait des déficits antérieurs liés à une lésion médullaire
*Les personnes ne souffrant pas d’une lésion médullaire ne reçoivent pas de degré AIS. |
| Les informations contenues dans le tableau ci-dessus sont adaptées de la version 2011 de l’« International Standards for Neurological Classification of Spinal Cord Injury ».(3) | ||
Dans les versions précédentes, la zone de préservation partielle (ZPP) n’était déterminée que pour les lésions médullaires complètes (AIS A).(3) Cependant, avec la révision de 2019, la ZPP s’applique désormais à tous les cas, quel que soit le degré AIS. (2)
La zone de préservation partielle désigne les dermatomes et les myotomes caudaux au niveau sensitive ou moteur qui restent partiellement innervés. L’étendue de la ZPP sensorielle ou motrice est déterminée par le segment le plus caudal présentant une fonction sensitive ou motrice respectivement, et doit être enregistrée pour les côtés droit et gauche et pour la fonction sensitive et motrice.(3)
Les normes de l’« International Standards for Neurological Classification of Spinal Cord Injury » sont fiables lorsque les examens sensitifs et moteurs sont effectués par un examinateur qualifié(9). La fidélité interjuges et intrajuges s’est avérée excellente(10)(11). Les coefficients de corrélation pour l’évaluation motrice et sensorielle interjuges et intrajuges sont supérieurs ou égaux à 0,90. Cela montre une grande concordance entre les évaluations. Les lésions incomplètes ont tendance à présenter des corrélations interjuge et intrajuge plus faibles que les lésions complètes.(12)
Il a été démontré qu’une formation formelle pour l’administration de normes de l’ « International Standards for Neurological Classification of Spinal Cord Injury » améliore la précision de la classification de l’examinateur.(13)
L’échelle ASIA a une forte valeur pronostique pour de multiples résultats fonctionnels et peut aider à prédire la récupération des fonctions autonomes telles que les fonctions intestinales et vésicales, les capacités cardiovasculaires, respiratoires et reproductives, ainsi que le potentiel d’ambulation futur.
Vidéos des tests pour les dermatomes
Vidéos des tests pour les myotomes
Membre supérieur
Membre inférieur
Formulaires d’évaluation de l’« International Standards for Neurological Classification of Spinal Cord Injury »
Guides sensitifs et moteurs de l’« International Standards for Neurological Classification of Spinal Cord Injury »
Centre ASIA de formation en ligne InSTeP : Normes internationales
Centre ASIA de formation en ligne InSTeP : Anatomie et fonction autonome