Interventions en soins de santé holistiques chez les enfants

Éditeur original Robin Tacchetti basé sur le cours de Tracy Prowse
Principaux contributeursRobin Tacchetti, Jess Bell, Kim Jackson, Naomi O’Reilly et Tarina van der Stockt

Introduction(edit | edit source)

Les soins de santé holistiques consistent à examiner l’ensemble du corps, y compris les aspects physiques, mentaux, spirituels, émotionnels et sociaux de l’individu, plutôt que de se concentrer sur un seul élément. Dans le cadre de la santé holistique, tous les composants sont considérés comme étant liés les uns aux autres. Si un aspect ne fonctionne pas de manière optimale, cela peut affecter la santé globale. Les parents responsabilisés (1) ont décrit les cinq aspects du développement holistique comme suit :

  • Physique – développer son corps et ses sens de manière optimale
  • Intellectuel – apprendre, développer les processus mentaux, le langage et la pensée.
  • Social – s’intégrer aux autres et bien communiquer
  • Émotionnel – exprimer de façon saine ses sentiments, développer l’intelligence émotionnelle
  • Spirituel – développer sa morale, ses valeurs et ses traits de personnalité (1)

Ces cinq composantes se développent simultanément chez les enfants, et non de manière isolée. Par exemple, un enfant ne développe pas ses compétences physiques indépendamment de ses compétences socio-émotionnelles. Un retard dans un aspect du développement peut avoir un impact sur un autre. Un problème physique tel qu’une déficience auditive peut avoir un impact sur le développement intellectuel. Un enfant perturbé émotionnellement peut avoir des difficultés à se concentrer et à apprendre à l’école. Par conséquent, les praticiens qui travaillent avec des enfants en utilisant une approche holistique peuvent mieux comprendre la cause sous-jacente au problème de l’enfant. (1) Une approche holistique doit prendre en compte ce qui se passe physiologiquement dans le corps, en particulier le système nerveux autonome et la façon dont celui-ci maintient l’équilibre.

Le système nerveux autonome ( éditer | source d’édition )

Le système nerveux autonome maintient l’homéostasie en modulant les processus physiologiques involontaires incluant la respiration, la digestion, le rythme cardiaque et la pression sanguine. (2) Le système nerveux autonome est composé des systèmes nerveux sympathique et parasympathique. (3) La réponse « combat-fuite » du système nerveux sympathique induit une augmentation des mouvements et de la force. Ce système est activé dans les situations de stress, l’exercice physique et les moments précédant le réveil. Les corps cellulaires du système nerveux sympathique se trouvent de T1 à L2. Le système nerveux parasympathique (c’est-à-dire « repos et digestion ») fonctionne en opposition au système nerveux sympathique. Les corps cellulaires du système parasympathique se trouvent au niveau des nerfs crâniens III, VII, IX, et X et S2-S4. (3) Les aspects de l’activité physiologique spécifique à chaque système sont décrits ci-dessous.

Le système nerveux sympathique ( éditer | source d’édition )

  • Augmentation de : (3)
    • Fréquence cardiaque
    • Flux sanguin vers les muscles
    • Contractilité musculaire
    • Sécrétions des glandes sudoripares
  • Dilatation de :(3)
    • Pupilles
    • Poumons
    • Artères coronaires
  • Diminution de : (3)
    • Motilité gastro-intestinale
    • Débit urinaire

Le système nerveux parasympathique ( éditer | source d’édition )

  • Diminution de : (3)
    • Fréquence cardiaque
    • Contractilité du muscle cardiaque
  • Constriction de : (3)
    • Pupilles
    • Poumons
  • Augmentation de : (3)
    • Activité des glandes salivaires
    • Motilité intestinale

Le corps réagit aux facteurs de stress en activant le système nerveux sympathique et en inhibant le système parasympathique. Le stress à court terme dure de quelques minutes à quelques heures, tandis que le stress chronique se poursuit plusieurs heures par jour pendant des semaines ou des mois. (4) En cas de stress chronique, l’organisme se dérègle et des effets secondaires néfastes peuvent survenir. Les enfants confrontés à un stress chronique peuvent devenir anxieux et déprimés, ce qui peut entraîner des retards dans d’autres fondements du développement (physique, social, etc.).

Les piliers de la santé ( éditer | source d’édition )

Les professionnels de la santé qui travaillent avec des enfants en utilisant une approche holistique doivent évaluer les piliers de la santé : gestion du stress, sommeil, alimentation et exercice. L’évaluation de ces piliers permet au praticien de savoir si un facteur entrave le bien-être de l’enfant. Enseigner aux enfants de bonnes techniques de gestion du stress, une bonne hygiène de sommeil, une alimentation appropriée et l’importance de l’exercice physique favorisera un sentiment de bien-être équilibré dans leur vie.(5)

Pilier 1 : Gestion du stress ( éditer | source d’édition )

Le stress est un bon exemple de la façon dont les émotions peuvent avoir des manifestations physiques (par exemple, maux de tête, douleurs musculaires et prise de poids). Le stress fait partie intégrante de la vie de la plupart des organismes. Le cerveau traite le stress, alerte le corps du danger via le mécanisme « combat-fuite » et encourage la survie. Les différents facteurs de stress affectent le corps différemment selon leur durée et leur intensité. De plus, les individus perçoivent, évaluent et gèrent les facteurs de stress de manière différente. Ces variations chez les individus peuvent être le résultat de facteurs expérientiels, ainsi que de la génétique. Les réponses au stress sont contrôlées par le système nerveux autonome.

Les enfants qui apprennent établir une connexion avec leurs sentiments, leurs pensées, leurs émotions et à reconnaître quand leur corps se sent dépassé ont la capacité de diminuer les expériences stressantes. Ce type de conscience de soi sans jugement, est appelé  » pleine conscience ». (5) Enseigner aux enfants la pleine conscience afin de réguler leur système nerveux autonome peut se faire de plusieurs manières. The videos below by CHOC Children’s demonstrates two mindful breathing techniques: belly breathing and five-finger breathing:

Une partie importante de la gestion du stress consiste à discuter avec les enfants du temps passé devant l’écran et à limiter ce dernier. Il a été suggéré que le temps que les enfants passent devant un écran peut augmenter leur réponse au stress. Pour contrebalancer le temps passé devant un écran et diminuer la réaction du système nerveux sympathique, les enfants doivent avoir des temps de pause. Ce temps sans écran, peut se faire n’importe où, tant que l’enfant est au repos. Il doit durer au moins 15 minutes et être pratiqué quotidiennement. En plus des temps de pause, les moments d’attachement avec un parent peuvent également contribuer à calmer le système nerveux.(5)

Pilier 2 : le sommeil ( éditer | modifier la source )

Un sommeil sain est crucial pour le fonctionnement cognitif, l’humeur et la santé cardiovasculaire. (6) Le sommeil se compose de deux phases distinctes appelées sommeil paradoxal (REM) et sommeil lent (NREM). Voir ci-dessous pour comprendre les différences entre le sommeil paradoxal et le sommeil lent.(7)

Smmeil paradoxal (REM)(edit | edit source)

  • Courtes périodes
  • BabysleepPP.jpg

    Rêves structurés

  • Diminution du tonus musculaire
  • Activation sympathique
    • Augmentation de :
      • Fréquence cardiaque
      • Respiration
      • Tension artérielle
      • Température (7)

Sommeil lent (NREM)(edit | edit source)

  • Périodes de temps plus longues
  • Rêves non structurés et bizarres
  • Activation parasympathique
    • Diminution de :
      • Tension artérielle
      • Fréquence cardiaque
      • Température (7)

Le manque de sommeil peut avoir un impact profond sur la santé mentale et physique. (6) Le sommeil paradoxal est le moment où le cerveau traite les émotions. Le manque de sommeil au cours de cette période peut entraîner une exacerbation des émotions et une augmentation de l’anxiété. Pendant la phase de sommeil lent (NREM), notre cerveau se concentre sur le remplissage de la mémoire, la créativité et l’apprentissage. (7) Les interruptions de sommeil pendant cette partie du cycle de sommeil peuvent affecter n’importe laquelle de ces facettes. Des études montrent que 74 % des lycéens et 34 % des enfants ne parviennent pas à dormir suffisamment (voir la figure 1 pour la durée de sommeil recommandée en fonction de l’âge).(6)

Figure 1. Heures de sommeil selon l’âge.

Les adultes passent par 4 à 5 cycles de sommeil lent et paradoxal chaque nuit, dont environ 75 % en sommeil lent (profond). Les nouveau-nés, en revanche, passent plus de temps en sommeil paradoxal. Au fur et à mesure que les bébés vieillissent, leur temps de sommeil lent augmente progressivement.(7)

Les habitudes de sommeil ( éditer | source d’édition )

Il existe de nombreuses façons de développer une bonne hygiène du sommeil chez les enfants. Vous trouverez ci-dessous quelques conseils fournis par raisingchildren.net.au : (8)

1. La routine du coucher

L’instauration d’une routine du coucher à peu près à la même heure tous les soirs a un impact positif sur les habitudes de sommeil. La routine du coucher d’un enfant plus jeune peut consister en un bain, une histoire, puis le coucher. Pour un enfant plus âgé, la routine peut consister à parler de sa journée avec ses parents et à se détendre avant d’éteindre la lumière.

2. Se détendre avant de se coucher

Il est important que les enfants se détendent avant de se coucher. Pour les enfants plus âgés, cela peut signifier lire des livres, écouter de la musique ou pratiquer des techniques de respiration détendue. Les enfants qui mettent plus de 30 minutes à s’endormir peuvent avoir besoin d’un  » temps de retour au calme  » plus long avant d’éteindre les lumières.

3. Des heures de sommeil et de réveil régulières

Il est important que l’enfant se couche et se réveille à peu près à la même heure chaque jour (c’est-à-dire à une ou deux heures près). Cela permet de maintenir l’horloge biologique de l’enfant à un rythme régulier. Il est bon de respecter cette routine à tout moment, y compris pendant les week-ends et les vacances.

4. Des siestes tôt et courtes pour les enfants plus âgés

La plupart des enfants cessent de faire des siestes entre l’âge de 3 et 5 ans. Si un enfant plus âgé fait une sieste, celle-ci ne doit pas durer plus de 20 à 30 minutes. (5) Idéalement, la sieste aura lieu avant le début de l’après-midi. Si les siestes sont plus longues ou plus tardives, il peut être plus difficile pour l’enfant de trouver le sommeil le soir.

5. S’assurer que les enfants se sentent en sécurité la nuit

Si un enfant a peur du noir ou d’aller au lit, il peut être utile de le féliciter ou de le récompenser lorsqu’il est courageux. Il peut également être bénéfique d’éviter les émissions de télévision, les films et les jeux informatiques effrayants.

6. Tenir compte du bruit et de l’éclairage dans la chambre d’un enfant

Il est important de s’assurer que la chambre de l’enfant n’est pas trop lumineuse ou trop bruyante pour le sommeil. La lumière bleue provenant des téléviseurs, des écrans d’ordinateur, des téléphones et des tablettes a un impact négatif sur le sommeil car elle supprime les niveaux de mélatonine, retardant ainsi l’endormissement. L’exposition à une lumière vive une heure avant le coucher a un impact similaire sur les jeunes enfants.

Les stratégies suivantes peuvent être utiles :

  • Veillez à ce que tous les appareils soient éteints au moins une heure avant le coucher.
  • Ne laissez pas d’écrans dans la chambre d’un enfant pendant la nuit.
  • Si possible, tamisez les lumières une heure avant le coucher des enfants de moins de 5 ans.

Si l’enfant utilise une veilleuse, il est préférable d’opter pour des lumières tamisées et de couleur chaude plutôt que pour des lumières vives, blanches ou de couleur froide.

7. Évitez de regarder l’heure

Si un enfant vérifie régulièrement l’heure à l’heure du coucher, il est utile deil déplacer son horloge ou sa montre, afin qu’il ne puisse pas la voir depuis son lit.

8. Manger la bonne quantité de nourriture au bon moment

Les enfants doivent avoir un « repas du soir satisfaisant à une heure raisonnable ». Si l’enfant se sent trop rassasié ou a faim avant de se coucher, il peut se trouver plus alerte ou mal à l’aise, ce qui rendra le sommeil plus difficile. De même, prendre un petit-déjeuner sain le matin permet de réguler l’horloge biologique de l’enfant.

9. Lumière naturelle pendant la journée

Il est important que les enfants bénéficient d’autant de lumière naturelle que possible chaque jour, en particulier le matin. La lumière vive supprime la mélatonine, de sorte que l’enfant se sent éveillé et alerte pendant la journée, mais somnolent au moment du coucher.

10. Évitez la caféine

Les enfants doivent être encouragés à éviter la caféine en fin d’après-midi et en soirée (c’est-à-dire les boissons énergisantes, le café, le thé, le chocolat, le cola, etc.)(8)

Les enfants, la technologie et le sommeil ( éditer | modifier la source )

De nombreuses études ont examiné l’utilisation de la technologie par les enfants et les adolescents dans leur chambre à coucher et son effet négatif sur le sommeil. Mustafaoğlu et al. (9) font les remarques suivantes :

  1. « La présence d’une télévision, d’un ordinateur ou d’un téléphone portable dans la chambre à coucher pendant la petite enfance est associée à une diminution du sommeil.
  2. Les enfants qui font un usage excessif des médias sociaux ou qui dorment avec des appareils mobiles dans leur chambre courent un risque accru de souffrir de troubles du sommeil.
  3. Une mauvaise qualité du sommeil chez les adolescents est associée à l’utilisation extrême du téléphone portable, tandis que le nombre d’appareils dans une chambre à coucher et la mauvaise qualité du sommeil sont associés à une utilisation excessive d’Internet et à la durée d’utilisation des technologies numériques avant de dormir chez les préadolescents.
  4. L’utilisation d’appareils électroniques pendant la journée peut également affecter la qualité du sommeil ». (9)

Pilier 3 : Régime alimentaire ( éditer | modifier la source )

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Les enfants doivent manger des légumes et des fruits pour avoir une alimentation saine. En Australie, il est recommandé aux enfants âgés de 4 à 8 ans de consommer quotidiennement 4,5 légumes et 1,5 fruit. Les enfants âgés de 9 à 11 ans devraient consommer 5 portions de légumes et 2 portions de fruits par jour. Les fruits étant plus sucrés, les enfants sont souvent moins susceptibles de ne pas les aimer que les légumes. (10) En encourageant les enfants à manger l' »arc-en-ciel », on s’assure qu’ils consomment une variété de vitamines et de minéraux. (5)

Veuillez vérifier les recommandations diététiques spécifiques aux enfants dans votre pays / communauté.

Pilier 4 : Mouvement ( éditer | modifier la source )

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Il est important que les enfants aient des moments de mouvement. Il a été constaté qu’il existe un lien entre le mouvement et le développement cognitif. (11) Les expériences ludiques et les nouveaux mouvements facilitent le développement du cerveau et entretiennent les connexions neuronales. Une activité limitée peut diminuer les connexions des cellules du cerveau. Les exercices de coordination, qui font appel aux côtés gauche et droit du cerveau, facilitent la communication d’un côté à l’autre du cerveau, renforçant ainsi les voies neurales qui aideront plus tard à développer le langage, les mathématiques et l’alphabétisation. Même les adolescents peuvent favoriser la croissance de leur cerveau, car le système nerveux n’atteint pas sa pleine maturité avant l’âge de 15 à 20 ans.(11)

Résumé(edit | edit source)

  • Les soins de santé holistiques englobent le bien-être physique, mental, spirituel, émotionnel et social de l’individu plutôt que de se concentrer sur un seul élément.
  • La compréhension des piliers de la santé et l’examen d’un enfant d’un point de vue holistique permettent aux cliniciens d’obtenir un aperçu global de la santé de l’enfant et de mettre en évidence les domaines qui doivent être traités pour assurer son bien-être.

Ressources(edit | edit source)

Références(edit | edit source)

  1. 1.0 1.1 1.2 Mcilroy T. What are the 5 Aspects of Holistic Development in Childhood? (Internet). Empowered Parents (cited 16 March 2022). Available from: https://empoweredparents.co/what-are-the-5-aspects-of-holistic-development/
  2. Stanković I, Adamec I, Kostić V, Habek M. Autonomic nervous system—Anatomy, physiology, biochemistry. InInternational Review of Movement Disorders 2021 Jan 1 (Vol. 1, pp. 1-17). Academic Press
  3. 3.0 3.1 3.2 3.3 3.4 3.5 3.6 3.7 LeBouef T, Yaker Z, Whited L. Physiology, Autonomic Nervous System. StatPearls (Internet). 2020 Jun 1.
  4. Dhabhar FS. The short-term stress response–Mother nature’s mechanism for enhancing protection and performance under conditions of threat, challenge, and opportunity. Frontiers in neuroendocrinology. 2018 Apr 1;49:175-92.
  5. 5.0 5.1 5.2 5.3 Prowse T. Holistic Interventions for Children Course. Plus. 2022.
  6. 6.0 6.1 6.2 Ramar K, Malhotra RK, Carden KA, Martin JL, Abbasi-Feinberg F, Aurora RN, Kapur VK, Olson EJ, Rosen CL, Rowley JA, Shelgikar AV. Sleep is essential to health: an American Academy of Sleep Medicine position statement. Journal of Clinical Sleep Medicine. 2021 Oct 1;17(10):2115-9.
  7. 7.0 7.1 7.2 7.3 7.4 Gobbi G, Comai S. Differential function of melatonin MT1 and MT2 receptors in REM and NREM sleep. Frontiers in Endocrinology. 2019:87.
  8. 8.0 8.1 How to sleep better:10 tips for children and teenagers. Available from: https://raisingchildren.net.au/toddlers/sleep/better-sleep-settling/sleep-better-tips (accessed 16 March 2022).
  9. 9.0 9.1 Mustafaoğlu R, Zirek E, Yasacı Z, Özdinçler AR. The negative effects of digital technology usage on children’s development and health. Addicta: The Turkish Journal on Addictions. 2018;5(2):13-21.
  10. Thurber KA, Banwell C, Neeman T, Dobbins T, Pescud M, Lovett R, Banks E. Understanding barriers to fruit and vegetable intake in the Australian Longitudinal Study of Indigenous Children: a mixed-methods approach. Public health nutrition. 2017 Apr;20(5):832-47.
  11. 11.0 11.1 PennState Extension. Movement builds a child’s brain. Available from: https://extension.psu.edu/movement-builds-a-childs-brain (accessed 16 March 2022).


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