Marche idiopathique sur la pointe des pieds

Rédacteur original Lauren Heydenrych
Principaux collaborateursLauren Heydenrych, Jess Bell, Robin Tacchetti, Tarina van der Stockt et Kim Jackson

Introduction(edit | edit source)

La marche sur la pointe des pieds est souvent décrite comme « l’absence d’attaque du talon lors de la phase de contact initial du cycle de marche ».(1) Chez les enfants âgés de deux ans ou moins, la marche sur la pointe des pieds est généralement considérée comme une variation normale de la démarche; les enfants présentent généralement une flexion dorsale de la cheville au moment de l’attaque du talon avant l’âge de cinq ans.(1)

La marche sur la pointe des pieds peut être associée à des conditions spécifiques, à des traumatismes ou à des influences neurogènes. (1) Les problèmes de santé susceptibles de provoquer la marche sur la pointe des pieds comprennent l’infirmité motrice cérébrale, la dystrophie musculaire, les troubles du spectre autistique, les retards globaux de développement, les tumeurs ou les blessures du membre inférieur. (1)

La marche sur la pointe des pieds causée par un problème de santé spécifique se distingue de la marche idiopathique sur la pointe des pieds. La marche idiopathique sur la pointe des pieds est un terme générique désignant la marche sur les orteils chez des enfants ambulants par ailleurs en bonne santé. La marche idiopathique sur la pointe des pieds est un diagnostic d’exclusion, dans les situations où il n’y a pas de pathologie présente. (2) La marche idiopathique sur la pointe des pieds est connue, en anglais, sous les noms de « idiopathic toe walking », « toe walking », « habitual toe walking », and « congenital short tendo calcaneus ». (3) En français, nous retrouvons les termes « équinisme », « démarche ballerine » et la « marche en plantiflexion idiopathique ».

Dans la marche idiopathique sur la pointe des pieds, il n’y a pas d’attaque du talon lors du contact initial et il n’y a pas un contact complet du pied avec le sol pendant la phase d’appui du cycle de marche. La mise en charge est maintenue principalement sur l’avant-pied, souvent sur les têtes métatarsiennes. (2) (4)

Elle peut être définie comme suit : « une démarche en équin, initialement sans contractures fixes, avec une amplitude articulaire passive en flexion dorsale et une souplesse de la musculature des fléchisseurs plantaires suffisantes pour permettre une mobilité jusqu’à la position neutre (0°) minimalement avec une inversion de l’articulation sous-astragalienne et le genou en extension. (4)

La marche idiopathique sur la pointe des pieds peut se manifester initialement lors de l’acquisition des compétences préalables à la marche, au début de la marche autonome ou dans les six mois qui suivent le début de la marche autonome.(3) Certaines enfants présentant une marche idiopathique sur la pointe des pieds marchent sur la pointe des pieds de manière intermittente, tandis que d’autres ne marchent que sur la pointe des pieds.(5) Les enfants sont généralement moins stables pendant la marche et présentent un risque accru de glisser ou de tomber. Ils peuvent également ressentir des douleurs au niveau des jambes ou des pieds (6) et présenter une réduction de la mobilité articulaire en flexion dorsale passive de la cheville, ce qui peut prédisposer ces enfants à des blessures à la cheville. (7)

Pour qu’une démarche sur la pointe des pieds soit considérée comme une marche idiopathique sur la pointe des pieds : (5)

  • L’enfant doit avoir commencé à marcher sur la pointe des pieds dès qu’il a pu se déplacer de manière autonome ou peu de temps après
  • La marche sur la pointe des pieds doit être bilatéale (et non unilatérale)
  • Les personnes ayant une marche idiopathique sur la pointe des pieds sont âgées d’environ 2 à 21 ans
    • La marche sur les orteils tend à se résorber spontanément chez la plupart des enfants (8)
    • Une étude de cohorte a démontré qu’à l’âge de 10 ans, 79 % des enfants qui marchaient sur la pointe des orteils avaient spontanément développé une démarche typique (9)

(10)

Épidémiologie et étiologie ( éditer | source d’édition )

Les rapports sur l’incidence de la marche idiopathique sur la pointe des pieds varient considérablement, de 2 à 5 % (3) (11) à 7-24%.(12) La marche idiopathique sur la pointe des pieds touche davantage les garçons que les filles. (13)

Pied en flexion plantaire/ Mise en charge sur l’avant-pied

L’étiologie de la marche idiopathique sur la pointe des pieds est inconnue : (14)

  • La marche idiopathique sur la pointe des pieds est associée au « pes equinus » (cheville en flexion plantaire). (15) Les personnes présentant une marche idiopathique sur la pointe des pieds présentent souvent une raideur ou une diminution de souplesse des fléchisseurs plantaires de la cheville, qui se développe au fil du temps avec la persistance de ce patron de marche. L’amplitude aticulaire en flexion dorsale de la cheville diminue également avec le temps. (5) On a d’abord pensé que la diminution de l’amplitude articulaire était une cause de la marche idiopathique sur la pointe des pieds, mais on pense aujourd’hui qu’elle en est une conséquence. (2)
  • La marche idiopathique sur la pointe des pieds pourrait avoir une composante génétique chez certains individus (14) – des antécédents familiaux importants sont présents chez certains enfants présentant une marche idiopathique sur la pointe des pieds. (16)
  • Il existe une corrélation positive entre la marche idiopathique sur la pointe des pieds et les personnes souffrant de retards de langage et de troubles de l’apprentissage.(5)
  • Il existe une relation non confirmée entre la marche idiopathique sur la pointe des pieds et certains troubles de l’intégration sensorielle (5) (par exemple, chez les enfants souffrant de troubles d’intégration tactile, proprioceptive, vestibulaire et visuel). (14)
    • Veuillez noter que le diagnostic de marche idiopathique sur la pointe des pieds ne s’applique pas aux personnes souffrant de troubles du spectre autistique ou d’un retard de développement.(5)
  • Il a également été suggéré que la marche idiopathique sur la pointe des pieds se produit en raison de réflexes hyperactifs, c’est-à-dire qu’un retard de maturation de la voie corticospinale entraîne un manque d’inhibition des réflexes d’étirement et, par conséquent, une augmentation des réflexe ostéotendineux.(11) Une revue de la littérature par Lorentzen et al.(11) a constaté que les voies corticospinales sont actives et importantes au niveau de la présynapse des motoneurones des fléchisseurs plantaires de la cheville.

Diagnostic(edit | edit source)

La marche idiopathique sur la pointe des pieds est un diagnostic d’exclusion. Le diagnostic différentiel doit exclure les pathologies suivantes : (2) (17)

L’outil « Toe-walking tool » est une série de questions qui a été proposée pour aider à distinguer la marche idiopathique sur la pointe des pieds d’autres affections.

Changements biomécaniques ( éditer | modifier la source )

Au fur et à mesure que les enfants présentant une marche idiopathique sur la pointe des pieds grandissent, certains changements biomécaniques peuvent se produire en raison de la persistance de la marche sur les orteils :

  • Les enfants présentant une marche idiopathique sur la pointe des pieds peuvent avoir des tendons d’Achille raccourcis et des contractures des articulations des pieds et des chevilles. Ce phénomène est plus fréquent chez les enfants plus âgés présentant une marche idiopathique sur la pointe des pieds. (3) (2) (4)
  • Les enfants présenant une marche idiopathique sur la pointe des pieds développent une pronation des pieds et, éventuellement, une abduction (orteils vers l’extérieur) significative des pieds. Ils peuvent également présenter des torsions tibiales excessives.(5)
  • Les biopsies musculaires indiquent que les enfants présentant une marche idiopathique sur la pointe des pieds ont un pourcentage plus élevé de fibres musculaires de type I (c’est-à-dire des fibres toniques, à contraction lente, résistantes à la fatigue) dans les muscles gastrocnémiens que de fibres musculaires de type II (fibres à contraction rapide).(4) (11) Ce changement reflète les différentes forces et demandes qui sont placées sur les gastrocnémiens lors de la marche persistante sur la pointe des pieds.(5)

Prise en charge(edit | edit source)

Comme il n’y a pas d’étiologie claire pour la marche idiopathique sur la pointe des pieds, Davies et al.(7) notent qu’il est difficile de déterminer si les traitements doivent se concentrer sur la marche sur la pointe des pieds, les problèmes moteurs ou sensoriels ou l’amplitude de mouvement passive de la cheville. Toutefois, la prise en chage initiale de la marche idiopathique sur la pointe des pieds est conservatrice. Une intervention chirurgicale peut être envisagée lorsque les interventions conservatrices sont épuisées. (3) (2) (17) (18)

Traitement conservateur ( éditer | éditer la source )

Les interventions conservatrices pour la marche idiopathique sur la pointe des pieds comprennent généralement les éléments suivants : (5) (7) (17)

  • étirement;
  • orthèses ou attelles de nuit;
  • plâtres en série;
  • chaussure;
  • rétroaction auditive;
  • toxine botulinique de type A (Botox);
  • entraînement à la marche.

Prise en charge en physiothérapie ( éditer | edit source )

Comme pour toutes les interventions thérapeutiques, la consultation initiale commence par une évaluation approfondie, suivie de traitements et de réévaluations.

Évaluation(edit | edit source)

Les éléments de l’examen en physiothérapie pour la marche idiopathique sur la pointe des pieds sont décrits en détail dans le « Guideline for Management of Idiopathic Toe Walking » (lignes directrices pour la prise en charge de la marche idiopathique sur la pointe des pieds) du « Cincinnati Children’s Hospital Medical Center » (centre médical de l’hôpital pédiatrique de Cincinnati). Nous y retrouvons notamment : (3)

  • examen subjectif;
  • examen objectif, y compris les mesures de dépistage;
  • examen physique;
  • évaluation de la marche;
  • motricité grossière.

Pour plus d’informations, veuillez consulter : Evidence-based Clinical Care Guideline for Management of Idiopathic Toe Walking (lignes directrices de soins cliniques fondées sur des données probantes pour la prise en charge de la marche idiopathique sur la pointe des pieds, en anglais original).(3)

Examen subjectif ( éditer | éditer la source )

  • Histoire de la naissance
  • Antécédents médicaux
  • Histoire développementale, y compris :
  • Antécédents familiaux de marche sur la pointe des pieds et/ou toute affection associée à la marche sur la pointe des pieds
  • Interventions thérapeutiques actuelles et passées, telles que l’ergothérapie, la physiothérapie, l’orthophonie, etc. (3)

Dépistage objectif ( éditer | éditer la source )

  • Évaluation de la douleur à l’aide d’une échelle de douleur appropriée
  • Dépistage de la parole et du langage
    • Utilisez la sous-section « communication » du questionnaire « Ages and Stages Questionnaire » (qui est traduit en français et adapté aux enfants âgés de quatre mois à 60 mois) si cela est indiqué.
  • Remplir le profil sensoriel abrégé (adapté aux enfants âgés de 3 ans à 10 ans et 11 mois) lors de la première visite de traitement, afin de procéder à un dépistage de l’intégration sensorielle. (3)

Examen physique ( éditer | éditer la source )

  • L’évaluation neurologique devrait comprendre :
  • L’évaluation musculosquelettique devrait comprendre :
    • évaluation de la mobilité articulaire :
      • mobilité articulaire passive en flexion dorsale de la cheville en position neutre sous-astragalienne, avec le genou fléchi puis étendu
      • mobilité articulaire active en flexion dorsale de la cheville avec le genou en extension
    • tests de souplesse musculaire, y compris:
      • test de Thomas (fléchisseurs de la hanche)
      • test de souplesse des ischio-jambiers
        • la souplesse des ischio-jambiers varie selon l’âge – « the hamstring index » (un indice sur la souplesse des ischio-jambiers) résume ces changements de souplesse
    • alignement des membres inférieurs, y compris :
      • angle pied-cuisse
      • alignement de l’arrière-pied et de l’avant-pied en position sous-astragalienne neutre (sans mise en charge)
    • posture debout
    • force des muscles suivants à l’aide de tests musculaires manuels et/ou d’évaluations fonctionnelles :
      • muscle jambier antérieur (musculus tibialis anterior)
      • muscle gastrocnémien (musculus gastrocnemius)
    • évaluation du tronc et de la ceinture abdominale et lombaire « core » (3)
  • Évaluation de la marche :
    • « Observational Gait Scale » (échelle d’observation de la marche)
    • pourcentage de temps passé à marcher sur la pointe des pieds selon les parents (3)
  • Évaluation de la motricité grossière, y compris :
    • faire une flexion sur jambes « squat » à partir de la position debout, se relever en position debout suite à une flexion sur jambes et la position des pieds durant la flexion sur jambes
    • se reveler du sol jusqu’en position debout
    • escaliers
    • et de l’équilibre, y compris :
      • équilibre statique et dynamique
      • équilibre unipodal
      • poutre d’équilibre
      • saut et saut sur un pied
    • coordination
    • établir la nécessité de tests standardisés (3)

De plus amples détails sur la réévaluation progressive lors des consultations de suivi figurent dans le document suivant (en anglais original) Cincinnati Children’s Hospital Medical Centre’s Guideline.

(19)

Intervention en physiothérapie ( éditer | edit source )

Le rôle du physiothérapeute dans la prise en charge de la marche idiopathique sur la pointe des pieds est multidimensionnel et comprend : (4)

  • thérapie « hands-on »
    • des exercices de mobilité active et passive, en mettant l’accent sur l’amplitude articulaire de la cheville. Lors de l’étirement du gastrocnémien et du soléaire, il est important de veiller à ce que les exercices soient effectués en position neutre de l’articculation sous-astragalienne.
    • renforcement musculaire, en particulier du muscle jambier antérieur (musculus tibialis anterior) et des muscles du tronc
    • l’entraînement à la marche, y compris l’entraînement sur tapis roulant
    • bandage neuroproprioceptif « taping » le long du jambier antérieur
    • programme d’exercices à domicile
  • En plus de ce qui précède, le physiothérapeute peut également être impliqué dans les interventions relatives aux chaussures, aux plâtres et aux orthèses.

Traitement chirurgical ( éditer | éditer la source )

Les interventions chirurgicales décrites dans la littérature sont les suivantes :

  • chirurgie de Vulpius (chirurgie de récession du gastrocnémien) (2) (17)
  • allongement du tendon d’Achille (2) (17)
  • allongement, à ciel ouvert, du tendon d’Achille par la plastie en Z ou par glissement (17)
  • allongement de Baker des gastrocnémien et soléaire (17)

Les effets secondaires de la prise en charge chirurgicale notés par Caserta et al. (17) et Van Kuijk et al. (2) comprenaient une dorsiflexion excessive de la cheville après l’allongement du tendon d’Achille.

Ressources (en anglais original)(edit | edit source)

Références(edit | edit source)

  1. 1.0 1.1 1.2 1.3 Caserta A, Morgan P, Williams C. Identifying methods for quantifying lower limb changes in children with idiopathic toe walking: A systematic review. Gait Posture. 2019 Jan;67:181-6.
  2. 2.0 2.1 2.2 2.3 2.4 2.5 2.6 2.7 2.8 Van Kuijk AA, Kosters R, Vugts M, Geurts AC. Treatment for idiopathic toe walking: a systematic review of the literature. Journal of rehabilitation medicine. 2014 Nov 1;46(10):945-57.
  3. 3.00 3.01 3.02 3.03 3.04 3.05 3.06 3.07 3.08 3.09 3.10 3.11 Le Cras S, Bouck J, Brausch S, Taylor-Haas A. Evidence-based Clinical Care Guideline for Management of Idiopathic Toe Walking. Cincinnati Children’s Hospital Medical Center. Guideline 040, pages 1-17 (2011).
  4. 4.0 4.1 4.2 4.3 4.4 Dilger N. Idiopathic Toe Walking: A diagnosis of Exclusion or a Developmental Marker. Los Angeles, California. Footprints Pediatric Physical Therapy. 2005.
  5. 5.0 5.1 5.2 5.3 5.4 5.5 5.6 5.7 5.8 Eskay K. Idiopathic Toe Walking Course. Plus, 2023.
  6. Soangra R, Shiraishi M, Beuttler R, Gwerder M, Boyd L, Muthukumar V, Trabia M, et al. Foot contact dynamics and fall risk among children diagnosed with idiopathic toe walking. Applied Sciences. 2021; 11(6):2862.
  7. 7.0 7.1 7.2 Davies K, Black A, Hunt M, Holsti L. Long-term gait outcomes following conservative management of idiopathic toe walking. Gait Posture. 2018 May;62:214-219.
  8. Hirsch G, Wagner B. The natural history of idiopathic toe-walking: a long-term follow-up of fourteen conservatively treated children. Acta Paediatr. 2004 Feb;93(2):196-9.
  9. Engström P, Tedroff K. Idiopathic toe-walking: prevalence and natural history from birth to ten years of age. J Bone Joint Surg Am. 2018 Apr 18;100(8):640-7.
  10. Paediatric Foot & Ankle. Toe Walking What Every Parent Should Know. Available from: https://www.youtube.com/watch?v=L8__feVE3lI (last accessed 25/04/2022)
  11. 11.0 11.1 11.2 11.3 Lorentzen J, Willerslev‐Olsen M, Hüche Larsen H, Svane C, Forman C, Frisk R, Farmer SF, Kersting U, Nielsen JB. Feedforward neural control of toe walking in humans. The Journal of physiology. 2018 Jun;596(11):2159-72.
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  13. Caserta AJ, Pacey V, Fahey MC, Gray K, Engelbert RH, Williams CM. Interventions for idiopathic toe walking. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2019(10).
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  15. Caserta A, Morgan P, McKay MJ, Baldwin JN, Burns J, Williams C. Children with idiopathic toe walking display differences in lower limb joint ranges and strength compared to peers: a case control study. Journal of Foot and Ankle Research. 2022 Dec;15(1):1-8.
  16. Bauer JP, Sienko S, Davids JR. Idiopathic Toe Walking: An Update on Natural History, Diagnosis, and Treatment. Journal of the American Academy of Orthopaedic Surgeons. 2022 Nov 15;30(22):e1419-30.
  17. 17.0 17.1 17.2 17.3 17.4 17.5 17.6 17.7 Caserta AJ, Pacey V, Fahey M, Gray K, Engelbert RH, Williams CM. Interventions for idiopathic toe walking. Cochrane Database Syst Rev. 2019 Oct 6;10(10):CD012363.
  18. Harkness-Armstrong, C., Maganaris, C., Walton, R., Wright, D.M., Bass, A., Baltzoloulos, V. and O’Brien, T.D., 2022. Children who idiopathically toe-walk have greater plantarflexor effective mechanical advantage compared to typically developing children. European Journal of Applied Physiology, 122(6), pp.1409-1417.
  19. AMy Sturkey. #5 A Comparison of Walking in Typical vs Toe Walkers: Pediatric Physical Therapy for Toe Walkers. Available from:https://www.youtube.com/watch?v=BIUrcHDLD1M (last accessed 26/04/2022


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