Développer des enfants physiquement actifs et sportifs – Blessures de surutilisation et burnout

Éditeur original Jess Bell basé sur le cours de Tracy Prowse
Principaux contributeursJess Bell, Kim Jackson et Naomi O’Reilly

Introduction(edit | edit source)

Bien que l’activité physique est en baisse chez les jeunes en général,(1) un grand nombre d’enfants participent chaque année à des sports organisés. Rien qu’aux États-Unis d’Amérique (USA), plus de 46,5 millions d’enfants font du sport. (2) Si les bienfaits de l’activité physique sont clairs, (3) l’implication dans un sport formel peut également conduire à un surentraînement, à des blessures de surutilisation et au butrnout (épuisement). Chaque année, plus de 10 % des enfants américains âgés de moins de 14 ans sont traités pour des blessures sportives. De 2015 à 2016, 1,2 million de blessures ont été enregistrées chez les sportifs de l’école secondaire aux États-Unis.(4) Par ailleurs, la moitié des blessures sportives chez les enfants âgés de plus de 10 ans sont des blessures de surmenage. (5) (6) Le surentraînement associé aux blessures de surutilisation peut également entraîner un burnout chez les jeunes athlètes, qui pourrait affecter la participation sportive de l’enfant à long terme.(7)

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Définition des blessures de surutilisation et du burnout ( éditer | source d’édition )

Surutilisation(edit | edit source)

« Les blessures de surutilisation se produisent lorsque le système musculo-squelettique est soumis à des charges sous-maximales répétées alors que le repos n’est pas suffisant pour permettre l’adaptation structurelle. Ces blessures peuvent toucher l’unité muscle-tendon, l’os, la bourse séreuse, les structures neurovasculaires et la physe osseuse. Les lésions de surutilisation propres aux jeunes athlètes incluent les lésions apophysaires et les lésions de stress physaires. »(9)

DiFiori et ses collègues (9) notent qu’il existe des lésions de surutilisation à spécifiquement « haut risque » pouvant entraîner des périodes prolongées d’arrêt du sport chez un enfant. Ces blessures peuvent également affecter la participation future de l’enfant au sport. Les blessures les plus courantes chez les enfants sont abordées ici, mais voici quelques exemples de blessures de surutilisation à haut risque :

Burnout(edit | edit source)

Le burnout est considéré comme faisant partie d’un spectre de conditions qui inclut le dépassement de soi et le surentraînement. (9) DiFiori et ses collègues affirment que cela se produit :

« à la suite d’un stress chronique qui amène un jeune athlète à cesser de participer à une activité auparavant agréable. » (9)

Un besoin croissant d’intervention ( edit | edit source )

Il existe un certain nombre de facteurs qui augmentent le risque de blessure chez l’enfant. Les caractéristiques anatomiques spécifiques sont discutées plus en détail ici, mais les facteurs suivants doivent être pris en compte : (6)

  • L’immaturité des os (10) (11)
  • Le repos insuffisant après une blessure
  • Un mauvais entraînement ou conditionnement de la force musculaire (11)
  • La spécialisation dans un seul sport
    • Les jeunes athlètes se spécialisent dans des sports (et des positions) à un âge plus précoce, ce qui est connu pour augmenter le risque de blessure. (9) (10) (12)
    • La spécialisation peut également être associée au burnout, mais comme le notent DiFiori et ses collègues (9), les enfants qui abandonnent le sport ne sont pas tous en burnout.
    • Il a été constaté qu’un entraînement sportif diversifié au début et au milieu de l’adolescence peut aider les athlètes à développer des compétences de niveau élite, (9) la spécialisation peut donc être retardée jusqu’à la fin de l’adolescence (6) (la vidéo ci-dessous traite de la spécialisation précoce par rapport à la spécialisation tardive dans de nombreux domaines, y compris le sport)
  • La participation tout au long de l’année (13)
    • Les programmes d’entraînement sont souvent régimentés et répétitifs, ce qui a augmenté le nombre de blessures de surutilisation chez les enfants (13)
  • Les changements dans la société (6)

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Prévention des blessures de surutilisation et du burnout ( éditer | source d’édition )

Les antécédents de blessures d’un enfant sont : (6)

  • Un facteur de risque de blessures futures (à l’adolescence et à l’âge adulte).
  • Un facteur contribuant aux maladies dégénératives à long terme, telles que l’arthrose.

Comme le montre le tableau 1, basé sur les travaux de DiFiori et de ses collègues, (9) les facteurs de risque peuvent être divisés en facteurs de risque intrinsèques et extrinsèques.

Tableau 1. Facteurs de risque intrinsèques et extrinsèques.(9)
Légende : +++ = bon indicateur d’une blessure / d’un futur burnout ; ++ = indicateur modérée ; + = faible indicateur ; 0 = preuves insuffisantes, non considéré comme un indicateur de blessure.
Facteurs de risque intrinsèques Facteurs de risque extrinsèques
Blessure antécédente +++ Volumes d’entraînement plus élevés ++
Poussée de croissance +++ Surprogrammation + (temps de récupération ++)
Antécédents d’aménorrhée +++ Équipement mal ajusté +
Hypermobilité articulaire + (surtout à l’adolescence) Spécialisation à un sport +
État de préparation + (physique et psychosocial, non relatif à l’âge)
Malalignement anatomique, flexibilité, contrôle fonctionnel du mouvement 0
Force suffisante pour résister aux forces et amplitude de mouvements +

Jayanthi et collègues (15) ont constaté que les facteurs suivants présentaient une probabilité accrue de blessure de surutilisation graves :

  • Jeunes athlètes pratiquant plus d’heures de sport par semaine que leur âge en années (par exemple > 9 heures à 9 ans)
  • Jeunes athlètes dont le rapport entre le sport organisé et le jeu libre était de >2:1 heures par semaine.

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Recommandations au sujet des interventions ( éditer | source d’édition )

Blessures de surutilisation ( edit | edit source )

Un programme d’intervention pour les blessures de surutilisation devrait : (6) (9)

  • Se concentrer d’abord sur les facteurs de risque évitables (éducation et communication)
  • Viser une bonne technique / des compétences de base
  • L’entraînement de la force et des capacités doit faire partie de la routine de l’enfant.
  • Suivre la règle des 10 % :
    • Les enfants ne devraient pas augmenter leur volume d’entraînement de plus de 10 % par semaine. (5)
  • Surveiller la charge d’entraînement et les taux de croissance pendant les poussées de croissance, en particulier au début de l’adolescence.

Blessures aiguës ( éditer | source d’édition )

Pour les blessures aiguës, les programmes d’intervention doivent inclure : (6)

  • Une ou deux séances de renforcement musculatire par semaine, possiblement à la fin des séances d’entraînement.
    • Les enfants doivent faire travailler l’ensemble de leur corps, y compris le tronc et certains muscles spécifiques. (6) (17)
  • Des exercices d’agilité et de proprioception deux fois par semaine
  • Un échauffement adéquat :
    • Préparer le système neuromusculaire (18) à la compétition
  • Un renforcement spécifique des articulations et des muscles (notamment en cas d’hypermobilité / faible tonicité du tissu conjonctif)

Le reste de cette page se concentre sur les composants spécifiques d’un programme d’échauffement, de conditionnement et de renforcement.

L’échauffement(edit | edit source)

Les séances d’échauffement doivent inclure : (6)

  • Un jogging à la moitié à trois quarts de la vitesse et un jogging à reculons.
  • Un jogging léger avec genoux élevés, du saut à la corde, des coups de pied aux fesses et des extension des orteils.
  • Un étirement des mollets à 4 pattes (Crawling calf stretch)
  • Des fentes avec torsion et des étirement du quadriceps à la marche
  • Un échauffement avec des exercices de mobilité active et dynamique (19)
    • Effectuer les mouvements nécessaires à la pratique d’un sport spécifique.
    • Si le sport de l’athlète exige une amplitude qu’il n’a pas encore atteinte, il est important de s’étirer pendant la phase de récupération ou à la maison.
  • Un entraînement de coordination spécifique au sport à trois quarts de la vitesse
    • Cela inclut toute activité qui met à l’épreuve l’équilibre, la stabilité et l’agilité, par exemple :
      • Bonds
      • Sauts à cloche-pied
      • Chassés diagonals
  • Inclure quelques exercices de renforcement musculaires pour les muscle lus sollicités dans le sport concerné (souvent les ischio-jambiers et les muscles de l’aine).

NB : Le retour au calme doit inclure des étirements statiques, et il faut prévoir du temps pour boire.(6)

Il existe toute une série d’idées d’échauffement disponibles sur les sites web de Small Blacks et de la FIFA. Voir les vidéos ci-dessous pour quelques idées d’exercices et de jeux qui peuvent être utilisés pendant un échauffement.

Le conditionnement(edit | edit source)

Le conditionnement physique comporte généralement plusieurs éléments, incluant : (24)

  • La puissance musculaire
  • La force
  • La vitesse
  • L’équilibre
  • L’agilité
  • La coordination
  • L’endurance

Pour améliorer la condition physique et les performances sportives, le conditionnement physique est souvent inclus dans les entraînements sportifs et les exercices. Les programmes de conditionnement peuvent également inclure un entraînement croisé, c’est-à-dire l’utilisation de différents sports/exercices pour améliorer les performances. L’entraînement croisé introduit des contraintes physiques différentes de celles qui sont couramment appliquées lors des activités sportives/quotidiennes. Cette variété permet d’améliorer les performances de l’enfant en général, mais aussi de réduire le risque de blessure de surutilisation.(24)

Cependant, des blessures aiguës et de surutilisation peuvent être associées aux programmes de conditionnement. (25) Les blessures musculo-squelettiques aiguës (c’est-à-dire les claquages musculaires, les fractures et les luxations) surviennent généralement lors d’un événement traumatique. Les blessures dues à la surutilisation (par exemple, la fracture de stress ou le shin splints) ont tendance à se produire lorsqu’un athlète augmente trop rapidement la fréquence, la durée, l’intensité et la résistance, ce qui impose un stress trop important au corps. (25)

Les programmes de formation doivent donc être conçus avec un objectif final précis. (26) Tenter d’atteindre un objectif trop rapidement peut augmenter le risque d’une blessure de surutilisation. (6)

Les facteurs suivants doivent être pris en compte par les parents et les entraîneurs avant qu’un enfant ne commence un programme de conditionnement : (25)

  • Les entraîneurs doivent d’abord consulter le médecin, médecin du sport ou physiothérapeute de l’enfant.
    • Certaines équipes peuvent organiser des examens physiques ou des dépistages avant la participation pour identifier tout problème.
    • Si un enfant a subi une blessure ou une intervention chirurgicale, il convient de consulter son médecin ou son physiothérapeute pour s’assurer qu’il est en mesure de reprendre le sport en toute sécurité.
    • Les enfants doivent être encouragés à consulter un professionnel de la santé s’ils ont des courbatures ou des douleurs – les blessures non traitées peuvent s’aggraver ou entraîner des complications supplémentaires.
  • Il peut être bénéfique pour les entraîneurs d’inclure une variété d’exercices différents de l’entraînement habituel de l’équipe.

Le renforcement musculaire chez les enfants ( éditer | source d’édition )

L’entraînement de la force et de l’agilité doit être encouragé dans les sports scolaires. (6) Le renforcement musculaire est une approche spécialisée du conditionnement. Il inclut une gamme d’activités/exercices qui utilisent souvent des pièces d’équipement spécifiques, incluant les suivantes : (6) (17) (27)

  • Haltères
  • Bandes élastiques
  • Poids à sangles
  • Machines de musculation
  • Ballons médecinaux

Il inclut également des exercices avec le poids du corps qui sont spécifiquement conçus pour améliorer ou maintenir la forme musculaire et des exercices de stabilisation. (27) Tout exercice d’agilité et de proprioception inclus dans un programme de renforcement doit être spécifique au sport.

Il n’y a pas d’âge minimum pour commencer un programme de renforcement, (27) mais il est important de se rappeler que les enfants et les adolescents ne sont pas des mini-adultes. (6) Les points suivants doivent être pris en compte avant de commencer tout programme : (27)

  • L’enfant doit avoir la maturité émotionnelle nécessaire pour suivre les instructions.
    • En règle générale, les enfants qui sont prêts à participer à une activité sportive (généralement vers l’âge de 7 ou 8 ans) peuvent être prêts à commencer l’entraînement musculaire
  • Les enfants doivent être suffisamment en forme pour participer avec succès à un programme et ne doivent pas souffrir de conditions préexistantes susceptibles d’accroître le risque de blessure.
  • Les enfants/adolescents ne doivent pas tenter un programme d’entraînement musculaire par eux-mêmes.
    • Des professionnels qualifiés doivent fournir des conseils afin de créer un programme adapté à l’enfant, c’est-à-dire un programme qui tient compte de ses besoins, de ses intérêts et de ses capacités.
    • Une surveillance étroite, des instructions adaptées à l’âge, un équipement approprié et un environnement sécuritaire sont essentiels.
  • Les enfants doivent d’abord essayer un exercice sans charge – au fur et à mesure que leur compétence augmente, la charge peut être progressivement augmentée.

(28)

Composantes d’un programme de renforcement ( éditer | modifier la source )

Composantes clés d’un programme de renforcement : (6) (17) (27)

  • Échauffement adéquat (5 à 10 minutes)
  • Visez 60 % de 1 RPM pour l’enfant moyen pour le sport moyen.
  • Initialement aucune charge
  • Visez 3 séries de +/- 15 répétitions (sans tricher)
  • Entraînez la musculation 2 à 3 fois par semaine sur des jours non consécutifs.
  • Lorsque vous progressez, n’oubliez pas la règle des 10 pour cent
  • L’enfant doit viser trois séries à 7/10 de fatigue
    • Renforcez jusqu’à la fatigue, reposez et répétez
  • Utilisez une variété de techniques de renforcement
  • Assurez une supervision étroite, des efforts et un niveau individuels

Pour atteindre la force pure, travaillez à 75-90% de 1 RM (répétition maximum) pendant 5 à 10 répétitions (visez 10). Pour atteindre l’endurance musculaire, travaillez à <60% 1RM pour 15 à 20 répétitions (6).

Un programme de renforcement doit être général – c’est-à-dire que l’objectif est une « capacité globale ». Des compétences spécifiques au sport peuvent être ajoutées ultérieurement si nécessaire. Des exercices d’équilibre, de coordination et de plyométrie doivent également être inclus. (6) Il est important que le programme soit stimulant et ne devienne pas ennuyeux pour l’enfant. Cela peut être réalisé en révisant / variant systématiquement le programme d’entraînement.(6)

Les enfants et les adolescents ne doivent pas pratiquer le powerlifting, le bodybuilding ou les levées maximales (en raison de l’immaturité physique et squelettique) – c’est-à-dire qu’ils doivent éviter les levées de poids explosives et rapides.(17)

Une autre considération importante est la structure d’une classe de renforcement. Les enfants doivent avoir accès à des liquides et à une alimentation adéquate. En outre, il faut tenir compte de la maladie ou de la blessure : (6)

  • Viser un échauffement dynamique de 10 à 15 minutes (voir ci-dessus)
  • Se concentrer sur la bonne technique d’exercice et l’apprentissage des principes fondamentaux de l’entraînement
  • Le retour au calme doit inclure des activités moins intenses et des étirements, de la mobilité ou du yoga

NB : L’Académie américaine de pédiatrie (17) conseille que les instructeurs ou les enseignants soient certifiés pour fournir un renforcement musculaire spécifique à la pédiatrie . Il est également essentiel d’obtenir le consentement médical et parental avant de commencer tout programme.

Entraînement des stabilisateurs chez les enfants( éditer | source d’édition )

Quelle est l’importance de Entraînement des stabilisateurs chez les enfants ? Les muscles du tronc sont pré-anticipatoires, ce qui signifie qu’ils s’activent avant une activité. (6) Ainsi, les enfants sollicitent naturellement leur tronc lorsqu’ils jouent (par exemple, lorsqu’ils sautent à la corde, grimpent à un arbre, etc) : (6)

  • Il convient donc de mettre davantage l’accent sur l’entraînement de la force générale que sur le seul renforcement des stabilisateurs
  • De nombreux exercices de musculation de base font également travailler les stabilisateurs
  • Le sport ou l’exercice de base fournit le stimulus pour les adaptations d’endurance des stabilisateurs, tout comme dans les autres systèmes.
  • Pour entraîner à une capacité complète et être bien équilibré, un entraînement de base doit également porter sur la force et la puissance, et pas seulement sur l’endurance et l’endurance à vitesse.

Avantages du renforcement musculaire chez les enfants ( éditer | source d’édition )

Les avantages potentiels de l’entraînement en résistance en pédiatrie incluent : (29)

  • Plus de force, de puissance et d’endurance musculaires
  • Amélioration des performances motrices
  • Augmentation de la densité minérale osseuse
  • Amélioration de la composition corporelle
  • Amélioration de la sensibilité à l’insuline et du profil lipidique sanguin
  • Diminution du risque de blessures sportives
  • Amélioration des performances sportives

Il contribue également à créer une attitude plus positive vis-à-vis de l’activité physique tout au long de la vie.(29)

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Suivre l’efficacité de nos interventions ( éditer | source d’édition )

Lors du contrôle de l’efficacité d’une intervention, il est avantageux de tenir compte des objectifs de l’enfant. (6)

Il existe également un certain nombre de tests spécifiques rapides qui peuvent être utilisés pour mesurer l’équilibre, la force et l’activité.

  • Debout sur une jambe (en secondes)
  • Marche talon-pointe sur une ligne (maximum de 6 pas)
  • Évaluation de la force du tronc à l’aide d’une planche (pour les enfants de 8 à 12 ans)
  • Push up à genoux (BOT2 pour les 4 à 7 ans)
  • Compte quotidien des pas à l’aide d’un podomètre

Les valeurs normales pour ces tests sont offertes ici.

Motiver les enfants ( edit | edit source )

Pour s’engager dans des tâches difficiles, un enfant a besoin d’un sentiment d’auto-efficacité. (6) La motivation intrinsèque est une composante essentielle de l’entraînement de la force. Elle peut être renforcée par ces différentes astuces : (6)

  • Fixer un objectif SMART pour l’enfant
  • Choisir les éloges avec soin, récompenser les efforts et être précis dans nos éloges
  • Essayer de trouver d’autres enfants « similaires » qui peuvent montrer la voie
  • Reconnaître et expliquer l’inconfort

Références(edit | edit source)

  1. Frömel K, Groffik D, Mitáš J, Madarasová Gecková A, Csányi T. Physical activity recommendations for segments of school days in adolescents: support for health behavior in secondary schools. Front Public Health. 2020;8:527442.
  2. Safe Kids Worldwide. Preventing sports-related injuries. Available from: https://www.safekids.org/preventing-sports-related-injuries (accessed 7 November 2021).
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